Enquête sur la manifestation de policiers à Paris

le , mis à jour à 14:47
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    * Des policiers ont manifesté en pleine nuit à Paris 
    * La direction de la police nationale ouvre une enqête 
    * Polémique sur les recrutements annoncés dans la police 
 
 (Actualisé avec Ciotti, Le Pen) 
    PARIS, 18 octobre (Reuters) - Le directeur de la police 
nationale a ordonné une enquête sur la manifestation sauvage de 
policiers dans la nuit de lundi à mardi sur les Champs-Elysées à 
Paris, où les forces de l'ordre ont exprimé leur mécontentement 
envers le gouvernement. 
    Les policiers en colère ont reçu en revanche le soutien 
d'élus Les Républicains, comme Eric Ciotti, ou du Front 
national, dont sa présidente Marine Le Pen. 
    Dans un communiqué, le directeur de la police nationale 
Jean-Marc Falcone dénonce le "comportement inacceptable" des 
policiers qui, malgré leur devoir de réserve, ont manifesté dans 
certains alors qu'ils devaient être en service ou avec des 
véhicules de la police. 
    "Ces modalités de l'expression publique des policiers 
étaient contraires à leurs obligations statutaires. Par ce 
comportement, ils fragilisent la police nationale et fragilisent 
aussi chaque policier", écrit-il. 
    Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la 
police nationale (IGPN) afin de "déterminer et de préciser les 
manquements individuels aux règles statutaires", précise-t-il. 
    "La question des sanctions viendra après", a précisé sur RTL 
Jérôme Bonet, le porte-parole de la police nationale, tout en 
assurant que la colère qui s'est exprimée dans la nuit "est 
comprise". 
    Dix jours après l'attaque au cocktail Molotov contre un 
équipage de police à Viry-Châtillon, près de 500 policiers, en 
tenue civile, ont circulé à bord de véhicules, gyrophares 
allumés, autour de l'Arc de Triomphe ainsi que sur l'avenue la 
plus célèbre du monde, avant de chanter la Marseillaise. 
    Chose rare, les policiers frondeurs ont manifesté 
spontanément, hors de tout cadre syndical. 
    Les manifestants reprochent au Premier ministre Manuel Valls 
et au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve de multiplier 
les déclarations mais de ne pas leur donner réellement les 
moyens humains et matériels d'exercer leurs missions. 
     
    "EFFET DE MANCHE" 
    Le rassemblement, auquel participaient de nombreux policiers 
de l'Essonne, le département où se trouve Viry-Châtillon, avait 
débuté vers 23 heures devant l'hôpital Saint-Louis où est 
hospitalisé un adjoint de sécurité très grièvement brûlé le 8 
octobre par un cocktail Molotov. 
    Le lendemain de l'attaque de Viry-Châtillon, Manuel Valls et 
Bernard Cazeneuve s'étaient rendus dans des commissariats du 
département. 
    Le Premier ministre a ensuite annoncé le 11 octobre de 
nouvelles mesures de protection des policiers intervenant en 
zone sensible, avec la sécurisation des véhicules et des 
équipages. 
    Mais les syndicats de police n'avaient pas caché leur 
scepticisme. 
    Raillant la "promenade médiatique" de Manuel Valls et 
Bernard Cazeneuve à Viry-Châtillon, la CGT police a dénoncé un 
"effet de manche" et mis en doute la réalité des recrutements 
annoncés par le gouvernement. 
    "Selon le rapport annuel annexé au projet de loi de 
règlement du budget et d'approbation des comptes pour 2015 et la 
note d'analyse sur l'exécution budgétaire 2015, sortis le 25 mai 
2016, et ce malgré les promesses de création de 9.000 postes, ce 
sont seulement 110 emplois qui ont été créés dans la police 
nationale et 280 dans la gendarmerie", écrivait le syndicat. 
    Bernard Cazeneuve s'est élevé contre la mise en doute des 
embauches annoncées, affirmant le 13 octobre à Lyon que le 
gouvernement avait bien créé 9.000 emplois depuis 2012, alors 
que la droite en avait supprimé 12.000 les années précédentes. 
    Eric Ciotti, secrétaire général adjoint des Républicains, a 
dit dans un communiqué apporter son soutien aux policiers 
"exprimant une nouvelle fois leur ras-le-bol face au manque de 
considération persistant de l'exécutif".  
    "Le laxisme tue. Les policiers excédés attendent des 
réponses fermes ! Où est le gouvernement ?", déclare Marine Le 
Pen sur son compte Twitter.  
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • 34flora il y a un mois

    effacer les messages ne change rien au problème ! songez-y !

  • 34flora il y a un mois

    AU LIEU DE FAIRE UNE ENQUETE SUR " QUI", FAITES DONC UNE ENQUETE SUR "POURQUOI" ! CELA POURRAIT VOUS OUVRIR LA COMPRENETTE !!! ET PAR LA MEME DE NOUVEAUX HORIZONS....

  • 34flora il y a un mois

    il n'y a plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. n'est-ce pas monsieur cazenavet ?

  • M898407 il y a un mois

    Enquêter, condamner en paroles, ça ils savent faire. Mais quand il s'agit de passer à l'action pour protéger les français.....?