Enquête sur l'expulsion d'une retraitée de 94 ans

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PARIS (Reuters) - L'Agence régionale de santé d'Ile-de-France a ouvert une enquête lundi après l'expulsion d'une femme de 94 ans de la maison de retraite privée dans laquelle elle vivait depuis deux ans, a-t-on appris auprès du ministère des Affaires sociales.

La femme, dont les impayés s'élevaient à 40.000 euros, a été expulsée vendredi de sa maison de retraite de Chaville, dans les Hauts-de-Seine, a-t-on précisé au cabinet de la ministre déléguée chargée des personnes âgées.

Elle a été reconduite chez son fils, puis à l'hôpital en son absence.

"Cette décision d'un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes privé contrevient à la loi et à la simple humanité", a écrit Michèle Delaunay sur son compte Twitter.

"Une chambre de maison de retraite est un domicile et une personne de plus de 70 ans ne peut être expulsée même hors hiver", a-t-elle ajouté.

Une ordonnance du juge avait autorisé l'établissement à recouvrer le montant de ses impayés auprès de ses enfants, mais la facture n'avait pas été réglée au moment où l'expulsion a été engagée. Le président de la maison de retraite Villa Beausoleil, dans laquelle elle logeait, a dit "regretter" cet événement.

"Je regrette, je présente mes excuses d'abord à cette résidente, je suis navré que l'on puisse faire la une dans ce genre de circonstances", a dit sur i>TELE Richard Claverie, co-fondateur et coprésident de la maison de retraite.

Cette dernière a voulu réintégrer samedi cette pensionnaire, mais sa famille a refusé, selon le ministère.

L'enquête devrait permettre de déterminer l'historique de son expulsion, et de comprendre si les procédures ont été respectées.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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