Enquête sur des violences de soldats français en Centrafrique

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    PARIS, 20 juin (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert la 
semaine dernière une enquête préliminaire visant des soldats 
français soupçonnés d'avoir commis des violences en 
Centrafrique, a-t-on appris lundi de source judiciaire.  
    Les faits remonteraient au premier semestre 2014 et 
concernent deux cas distincts de violences physiques dont les 
victimes seraient deux Centrafricains, précise-t-elle.  
    "L'enquête ne fait que commencer", dit la source judiciaire. 
"Elle va devoir d'abord identifier et retrouver les deux 
victimes", ajoute-t-elle, sans préciser comment les faits ont 
été découverts.  
    Cinq militaires français soupçonnés d'avoir commis des 
violences ou d'y avoir assisté sans intervenir alors qu'ils 
étaient déployés en Centrafrique ont été suspendus début juin.  
    Quatre autres militaires soupçonnés d'avoir assisté à ces 
violences sans en avoir fait état ont également fait l'objet de 
sanctions disciplinaires. 
    Tous les militaires visés par la dénonciation de l'armée 
appartenaient au moment des faits au 2e régiment d'infanterie de 
marine (2e RIMa) basé à Auvours, près du Mans (Sarthe), a-t-on 
appris auprès du ministère de la Défense. 
    Ces faits ont été portés à la connaissance de la hiérarchie 
militaire fin avril et ont été immédiatement signalés aux 
autorités judiciaires, avec ouverture d'une enquête de 
commandement à ce sujet. 
    L'opération française Sangaris, qui n'est pas sous 
commandement de l'Onu, a été déclenchée en décembre 2013 pour 
mettre fin au cycle de violences entre communautés en République 
centrafricaine et a compté jusqu'à 2.000 hommes au plus fort du 
conflit. Avec l'amélioration de la situation dans le pays, la 
France a décidé de se désengager progressivement d'ici à la fin 
de cette année. 
 
 (Chine Labbé, édité par Sophie Louet) 
 
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