ENQUÊTE-Nouvel assouplissement monétaire en Chine d'ici fin 2015

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par Sumanta Dey 28 août (Reuters) - La banque centrale chinoise assouplira très vraisemblablement à nouveau sa politique monétaire d'ici la fin de l'année afin de contrer le ralentissement de l'activité économique et de rassurer les marchés financiers, estiment des économistes interrogés par Reuters. La Banque populaire de Chine (BPC) a annoncé mardi une baisse de ses taux directeurs et des réserves obligatoires imposées aux banques pour la deuxième fois en deux mois sur fond de décrochage des Bourses chinoises. Confrontée à un ralentissement de l'activité manufacturière, des exportations et de l'inflation ainsi qu'à une déflation persistante des prix à la production, la BPC devra prendre de nouvelles mesures, selon la vingtaine d'économistes interrogés. Ils estiment à 80% la probabilité d'une nouvelle réduction du taux des réserves obligataires des banques d'ici la fin décembre et à 70% celle d'une nouvelle baisse des taux de prêts et de dépôts, selon la médiane de leurs réponses à ces deux questions. Le principal taux de prêt devrait s'établir à 4,35% à la fin de l'année et rester stable ensuite et le taux de dépôt devrait diminuer de 25 points de base à 1,50% au même horizon, selon la médiane des réponses. Les économistes interrogés s'attendent à ce que la BPC réduise aussi le taux des réserves obligatoires à 17% à la fin de cette année contre 18% actuellement. Il serait encore réduit d'un point de pourcentage d'ici la fin de l'année prochaine à 16%. Interrogés sur d'autres mesures que la BPC pourrait prendre pour soutenir l'activité, certains des économistes interrogés ont mentionné des prêts directs à certaines catégories de banques ou une augmentation de la facilité de financement à moyen terme. Les économistes ont aussi souligné que le marché du logement, déterminant pour la croissance chinoise, était menacé d'une forte correction et que des mesures ciblées seraient nécessaires, en plus de l'assouplissement de la politique monétaire, pour le soutenir. "Nous nous attendons à ce que les dépenses budgétaires soient nettement plus importantes sur le restant de l'année après les importantes perturbations du premier semestre", a dit Julian Evans Pritchard, économiste spécialisé sur la Chine de Capital Economics. (avec le Bureau de Pékin, Shaloo Shrivastava et Khushboo Mittal à Bangalore, Marc Joanny pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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