ENQUÊTE-Les gérants privilégient l'obligataire nippon et zone euro

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    * Données détaillées de l'enquête: reuters://realtime/verb=Open/url=cpurl://apps.cp./Apps/asset-allocation-polls 
 
    par Claire Milhench 
    LONDRES, 30 septembre (Reuters) - Les gérants de fonds ont 
porté leur exposition aux obligations japonaises à son plus haut 
niveau depuis quatre ans au mois de septembre et augmenté leurs 
positions en titres de dette de la zone euro, ignorant la 
correction sur les marchés de taux et exprimant leur confiance 
dans la poursuite par les banques centrales de leurs programmes 
d'achats d'actifs.  
    L'enquête mensuelle de Reuters sur les allocations d'actifs 
menée auprès de 45 sociétés de gestion internationales montre 
que la pondération des obligations japonaises à 15,9% dans les 
portefeuilles internationaux diversifiés, au plus haut depuis 
juin 2012.  
    L'enquête, réalisée entre le 15 et le 28 septembre, fait 
aussi apparaître un renforcement du poids des titres de dette de 
la zone euro dans les portefeuilles, à 27,9%, soit au plus haut 
depuis le mois de février.  
    Les marchés obligataires ont pourtant connu une correction 
ce mois-ci, le rendement des emprunts d'Etat à 30 ans japonais 
atteignant un plus haut de six mois, celui des emprunts d'Etat à 
10 ans américains touchant un plus haut de trois mois et les 
taux à 10 ans allemands repassant en territoire positif, là 
encore pour la première fois en trois mois.  
    "Les grandes banques centrales, et au premier chef la Banque 
du Japon, ont dit clairement qu'elles ne remettaient pas en 
cause leurs programmes d'achats d'actifs et restaient désireuses 
de soutenir le marché pendant une période plus longue", a 
souligné Jan Bopp, en charge de l'allocation d'actifs chez Bank 
J Safra Sarasin.  
    Près des trois quarts des responsables de stratégie 
interrogés qui ont répondu à une question sur la correction 
obligataire ont d'ailleurs dit ne pas s'attendre à de nouveaux 
dégagements massifs sur les trois principaux marchés de taux 
longs d'ici la fin de l'année.  
     
    LE POIDS DES ACTIONS VARIE PEU 
    Pour Raphaël Gallardo, de Natixis Asset Management, 
l'absence de perspective d'accélération de la croissance 
mondiale signifie que les banques centrales empêcheront qu'un 
nouveau mouvement vendeur sur l'obligataire vienne menacer une 
reprise toujours fragile.  
    L'exposition au marché obligataire américain a toutefois été 
réduite à 36,3%, au plus bas depuis mai, sur fond de débats, y 
compris au sein de la Réserve fédérale américaine, sur la 
poursuite de la remontée des taux directeurs.  
    Les gérants n'ont guère modifié le poids relatif des actions 
et des obligations dans leurs portefeuilles, la pondération des 
premières demeurant à 44% et celle des secondes restant stable à 
41,3%, un plus haut d'au moins cinq ans.  
    Les investisseurs interrogés ont toutefois souligné les 
risques pesant sur les marchés actions.  
    "La volatilité tend à s'accroître en automne", a rappelé 
Trevor Greetham, responsable de la gestion diversifiée de Royal 
London Asset Management.  
    "L'élection présidentielle américaine, l'éventualité 
d'indicateurs économiques décevants et les tensions politiques 
en Europe figurent parmi les facteurs de risque à court terme", 
a-t-il ajouté.  
    La part des actions américaines dans les "poches" actions 
des portefeuilles diversifiés a augmenté à 41% contre 38,5% le 
mois précédent, au plus haut depuis un peu plus d'un an.  
    Celle des actions de la zone euro et du Japon ont 
respectivement reculé à 17,7% et 17%.  
     
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Marc Angrand) 
 
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