Enquête en Grande-Bretagne sur un des financiers du camp du Brexit

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 (Actualisé avec député travailliste, Boris Johnson § 
9-10-11-13) 
    LONDRES, 1er novembre (Reuters) - La commission électorale 
britannique a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur 
l'homme d'affaires Arron Banks, cherchant à déterminer si ce 
partisan du Brexit a enfreint les règles sur le financement 
électoral lors de la campagne en vue du référendum du 23 juin 
2016. 
    La Commission précise qu'elle veut notamment s'assurer que 
le multimillionnaire, qui a fait fortune dans le secteur de 
l'assurance, était bien à l'origine de prêts enregistrés à son 
nom. 
    "Les doutes sur la légitimité du financement des militants 
impliqués dans le référendum menacent de porter atteinte à la 
confiance des électeurs", a expliqué Bob Posner, directeur 
chargé du financement politique à la commission. 
    "Il est par conséquent dans l'intérêt général que la 
Commission électorale cherche à établir si des équipes de 
campagne ont bénéficié ou non de donations interdites et si 
d'autres délits se sont produits", a-t-il ajouté. 
    Arron Banks a largement contribué à la création et au 
financement du mouvement Leave.EU, qui n'a pas mené la campagne 
officielle des partisans d'une sortie de l'UE mais a joué un 
rôle de premier plan dans la mobilisation des électeurs 
favorables au Brexit. 
    "Mon Dieu, je suis terrifié", a-t-il réagi ironiquement sur 
Twitter à l'annonce de l'ouverture de l'enquête le visant. 
    Dans un communiqué publié dans la journée, il a réfuté les 
spéculations sur un éventuel financement russe de la campagne 
des "Brexiters". "Les allégations relatives à un financement du 
Brexit par les Russes sont de pures conneries ('complete 
bollocks')", écrit-il. 
    L'enquête qui le vise, ajoute-t-il, est une manoeuvre des 
élites favorables au maintien du Royaume-Uni dans l'UE qui 
n'acceptent pas le verdict des urnes et "tentent une fois de 
plus de discréditer le résultat" du référendum. 
     
    "QUE DALLE !" 
    L'ouverture de l'enquête faite suite à une demande du député 
travailliste Ben Bradshaw, qui a réclamé que le gouvernement 
étudie les rapports d'Open Democracy, un organisme pour la 
transparence de la vie publique, dénonçant le financement des 
campagnes de certains candidats.  
    Le député s'est dit également très inquiet des connexions 
britanniques dans l'enquête sur une possible ingérence russe 
dans la campagne de Donald Trump pour la présidentielle 
américaine de 2016.  
    La Russie a nié toute ingérence dans le référendum sur le 
Brexit ou les élections américaines, et Donald Trump a déclaré 
qu'il n'y avait aucune collusion avec la Russie.  
    Interrogé sur le sujet à la Chambre des communes, la 
Première ministre britannique, Theresa May, qui avait fait 
campagne pour le maintien dans l'UE et a accédé à la tête du 
gouvernement en juillet 2016, a déclaré qu'elle prenait "très au 
sérieux" les accusations d'ingérence russe ou de "tentatives 
russes d'intervention dans les processus électoraux ou 
démocratiques dans n'importe quel pays". 
    Son ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, figure 
de proue du camp du "Brexit, a estimé pour sa part qu'il n'y 
avait aucune preuve d'une quelconque ingérence russe dans les 
élections britanniques. "Non, je n'ai vu aucune (preuve), que 
dalle ! (...) D'après ce que je sais, ils n'ont joué aucun 
rôle", a-t-il dit.  
 
 (Kate Holton avec Guy Faulconbridge et William James; 
Henri-Pierre André et Arthur Connan pour le service français) 
 
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