ENQUÊTE -BCE-Statu quo en octobre, initiatives en décembre

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    * Les données détaillées de l'enquête: reuters://realtime/verb=Open/url=cpurl://apps.cp./Apps/econ-polls?RIC=EUGDPQAP 
 
    par Sumanta Dey 
    13 octobre (Reuters) - Des perspectives économiques de la 
zone euro stables mais sans élan pousseront la Banque centrale 
européenne (BCE) à ajuster son programme d'assouplissement 
quantitatif et à le prolonger avant la fin de cette année, 
estiment des économistes interrogés par Reuters qui ne 
s'attendent toutefois à aucune initiative en ce sens la semaine 
prochaine.  
    La BCE, dont le Conseil des gouverneurs se réunit la semaine 
prochaine sur le thème de la politique monétaire, a abaissé son 
taux de refinancement à zéro, adopté un taux de dépôt négatif et 
mis en oeuvre un programme d'achats d'actifs porté à un montant 
de 80 milliards d'euros par mois qui doit théoriquement 
s'achever en mars 2017.  
    L'inflation demeure toutefois nettement inférieure à 
l'objectif de la BCE d'une hausse des prix proche mais 
inférieure à 2% et a même plongé en territoire négatif à 
plusieurs reprises au cours des dernières années sous l'effet de 
la chute des prix de l'énergie, de la faiblesse persistante de 
la demande et du niveau élevé du chômage dans plusieurs pays.  
    Sur la soixantaine d'économistes interrogés la semaine 
dernière, aucun n'anticipe une inflation à 2% au cours des 18 
prochains mois. Elle est ressortie à 0,4% en septembre.  
    Plus de 90% de ceux qui se sont prononcés sur la possibilité 
d'une initiative de la BCE d'ici la fin de l'année ont estimé 
qu'une prolongation du programme d'achats d'actifs au-delà de 
mars 2017 constituait l'option la plus vraisemblable.  
    Près de la moitié ont dit que des changements dans les 
paramètres techniques du programme étaient aussi probables.  
    La BCE devrait en revanche laisser sa politique monétaire 
inchangée lors de la réunion du Conseil des gouverneurs du 20 
octobre.  
    "Les facteurs négatifs affectant l'économie de la zone euro 
ne vont pas disparaître soudainement dans les trimestres à 
venir, ce qui explique que nous anticipons que l'inflation 
restera faible, potentiellement sous 1%", a dit Johannes Mayr, 
chef économiste de BayernLB. 
    "Cela obligera la BCE à prolonger son programme 
d'assouplissement quantitatif au-delà de mars 2017. Mais pour 
faire cela, la BCE doit modifier le programme en raison de la 
pénurie d'obligations éligibles, en particulier d'obligations 
allemandes." 
    Mayr a ajouté que le Conseil des gouverneurs débattrait 
probablement de ces changements lors de sa réunion de la semaine 
prochaine mais qu'une décision ne serait prise qu'en décembre, 
un point de vue conforme à celui qui ressort de contacts avec 
des sources au fait des délibérations de la BCE.   
    Une initiative de la BCE lors de la réunion de politique 
monétaire du 8 décembre pourrait amplifier l'impact sur le taux 
de change de l'euro alors qu'une hausse des taux par la Réserve 
fédérale américaine, qui soutiendra le dollar, est largement 
attendue la semaine suivante.  
    Les économistes interrogés prévoient que la zone euro 
devrait continuer de croître à un rythme de 0,3% aux troisième 
et quatrième trimestres après un début d'année plus soutenu.  
    En 2017, le rythme de croissance devrait être freiné par un 
léger ralentissement des deux principales économies de la zone, 
la France et l'Allemagne, dont la croissance en moyenne sur 
l'année devrait être de 1,2% et 1,4% respectivement.  
    Les perspectives se sont en revanche un peu améliorées pour 
les petites économiques périphériques comme la Grèce et le 
Portugal.   
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid 
Exbrayat) 
 
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