Ennahda ne masque plus ses divisions

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L'annonce par le premier ministre tunisien de la dissolution du gouvernement provoque une crise au sein du parti islamiste à la tête du pays.

C'est une décision radicale qu'il a prise seul, «sans consulter ni la majorité ni l'opposition». Hamadi Jebali, premier ministre tunisien, annonçait mercredi soir à la télévision la dissolution du gouvernement. Il souhaitait ainsi répondre à la colère des citoyens descendus dans les rues du pays après l'assassinat, le matin même, de Chokri Belaïd, figure de l'opposition. En proposant un cabinet réduit de technocrates apolitiques, Hamadi Jebali, pourtant secrétaire général d'Ennahda, savait qu'il allait s'attirer la colère de son parti - du moins de l'aile la plus dure, représentée par son leader Rached Ghannouchi. Hier, le vice-président du parti islamiste, Abdelhamid Jelassi, a fait part de son désaccord: «Le premier ministre n'a pas sollicité l'opinion de son parti. À Ennahda, nous pensons que la Tunisie a besoin aujou...



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