ENI vise à son tour les réserves de l'Arctique

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(Commodesk) Rosneft et ENI ont annoncé mercredi 25 avril un partenariat en vue d'exploiter conjointement des gisements dans l'Arctique et en mer Noire. Trois champs d'hydrocarbures offshore sont concernés par l'accord : deux dans la mer de Barents (océan Arctique) et l'autre en mer Noire, pour un potentiel total de 36 milliards de barils équivalent pétrole.

Deux joint-ventures seront créées, Rosneft possédant les deux tiers de chacune. Le montant de l'investissement n'a pas été communiqué par les compagnies, mais serait compris, selon les médias officiels russes, entre 50 et 70 milliards de dollars pour les sites de la mer de Barents, et entre 50 et 55 milliards pour celui de la mer Noire.

La législation russe stipule que seules les compagnies d'Etat Rosneft et Gazprom sont habilitées à développer des gisements offshores, éventuellement en partenariat avec des firmes étrangères. Or, les deux compagnies publiques n'ont qu'une expérience très limitée dans l'exploration et l'exploitation de ces ressources. Un échange de technologie et de compétences est donc prévu dans l'accord avec l'italien ENI, l'un des leaders mondiaux du secteur.

L'océan Arctique étant devenu un enjeu majeur pour le secteur des hydrocarbures en Russie, les partenariats se multiplient pour développer ces ressources. Le 16 avril dernier, Exxon Mobil avait scellé un accord avec Rosneft, notamment pour exploiter des gisements en mer de Kara. Cette zone contiendrait 22% des réserves de pétrole et de gaz de la planète, selon le département américain de l'Energie.

La Russie cherche à développer ces gisements pour faire face à l'épuisement de ses réserves, notamment en Sibérie. Selon plusieurs études, la production du pays pourrait baisser à partir de 2016 si de nouveaux investissements ne sont pas réalisés.

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