Engie-La CGT dit craindre 10.000 suppressions de postes en 3 ans

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    * Selon Engie, le chiffre avancé par la CGT "ne correspond à 
rien" 
    * Le groupe a lancé un plan d'économies 
    * La CGT identifie déjà 1.800 suppressions de postes 
 
 (Actualisé avec précisions et contexte) 
    PARIS, 8 juin (Reuters) - La CGT a annoncé mercredi que, 
selon ses estimations, le plan d'économies d'Engie  ENGIE.PA  
pourrait entraîner plus de 10.000 suppressions de postes, un 
chiffre réfuté par l'énergéticien. 
    Engie a présenté en début d'année un programme de 
"performance", Lean 2018, visant des économies récurrentes sur 
ses coûts opérationnels dont l'impact cumulé net sur l'Ebitda du 
groupe doit atteindre 1 milliard d'euros à horizon 2018. 
  
    "Sur l'ensemble du groupe, le plan 'Lean' représenterait 
plus de 10.000 suppressions d'emplois (estimation sur la base 
des gains attendus)", estime la CGT dans un communiqué. 
    Eric Buttazzoni, délégué syndical central CGT de Engie SA, a 
souligné que la direction du groupe visait 2,8 milliards d'euros 
d'économies opérationnelles dans le cadre de son plan, ajoutant 
qu'une partie de ces économies, estimée à 700 millions par la 
CGT, proviendrait des réductions d'effectifs. 
    "Quand on rapporte à un revenu moyen de salarié, ça nous 
fait à peu près 10.000 salariés", a-t-il expliqué.   
    Toujours selon la CGT, Engie prévoit d'ores et déjà de 
supprimer 345 postes dans son pôle exploration-production, dont 
la cession est envisagée  , 200 dans ses services 
informatiques, 567 dans ses centres d'appels, 100 dans le 
trading, 200 dans ses activités "Entreprises et collectivités" 
et 400 dans des fonctions globales au niveau du groupe.     
    Selon une porte-parole de la société, le chiffre de 10.000 
suppressions d'emplois "ne correspond à rien" au sein du groupe 
et, si des "adaptations" de certains métiers seront nécessaires, 
aucun plan global de suppressions de postes n'est envisagé. 
    "Lean 2018 n'est pas un plan de suppression de postes, c'est 
un plan de meilleure efficacité et de réduction de coûts (...) 
Notre objectif est de reclasser les gens dont le métier pourrait 
être amené à disparaître et de favoriser l'employabilité de tous 
les salariés", a-t-elle ajouté.    
    Engie, dont l'Etat français détient environ 33% du capital, 
employait près de 155.000 personnes à fin 2015, dont 74.000 en 
France. 
 
 (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez) 
 
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