Engie-Kocher nommée directrice générale, Mestrallet président

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    PARIS, 3 mai (Reuters) - Engie  ENGIE.PA  a comme prévu 
nommé mardi Isabelle Kocher au poste de directrice générale de 
la société, l'ex-PDG Gérard Mestrallet prenant pour sa part la 
présidence du conseil d'administration. 
    Les actionnaires du producteur et fournisseur de gaz et 
d'électricité, également présent dans les services énergétiques, 
avaient auparavant renouvelé pour quatre ans les mandats 
d'administrateurs des deux dirigeants et porté de 67 à 69 ans la 
limite d'âge du président du conseil. 
    Evoquant "le jour d'une transmission de flambeau entre la 
génération fondatrice et la génération suivante", Isabelle 
Kocher a déclaré lors de l'assemblée générale des actionnaires 
avoir elle-même proposé de diriger le groupe en tandem avec 
Gérard Mestrallet. 
    En tant que directrice générale, Isabelle Kocher percevra 
une rémunération annuelle fixe de 1 million d'euros, ainsi 
qu'une rémunération variable de 700.000 à 840.000 euros et un 
maximum de 120.000 "unités de performance".    
    Gérard Mestrallet a pour sa part renoncé à la rémunération 
annuelle de 350.000 euros que le comité des rémunérations 
proposait de lui attribuer dans le cadre de ses nouvelles 
fonctions et qui seront reversés à la fondation d'entreprise 
Engie. 
    Isabelle Kocher a rappelé que le développement du groupe 
reposerait notamment au cours des prochaines années sur des 
acquisitions de taille modeste, indiquant qu'Engie annoncerait 
dans les prochains jours le rachat d'une société américaine 
spécialisée dans le stockage "intelligent" d'électricité. 
    Le solaire, le "gaz vert" - tel que l'hydrogène - et le 
digital constitueront "une grande partie du cocktail qui fera le 
monde de l'énergie de demain", a-t-elle également estimé.    
    Engie s'est par ailleurs fixé comme objectifs à l'horizon 
2020 d'atteindre une part de 25% d'énergies renouvelables dans 
son portefeuille de production, contre 18% en 2015, et de 
réduire de 20% son ratio d'émission de CO2 par source de 
production d'énergie par rapport à 2012.         
    Le groupe avait annoncé vendredi que son programme de 
cessions sur trois ans était déjà engagé à hauteur de 40% et a 
souligné que la mise en place d'un prix plancher du CO2 en 
France, et peut-être en Europe, favoriserait un rebond des prix 
de gros de l'électricité. 
    Le groupe a vu ses résultats du premier trimestre pénalisés 
par la baisse des prix de l'énergie mais progresser à périmètre 
et change constants grâce notamment au redémarrage de centrales 
nucléaires en Belgique.   
 
 (Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez) 
 
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