Engie-Gérard Mestrallet redit son soutien à Isabelle Kocher

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    PARIS, 29 novembre (Reuters) - Le président du conseil 
d'administration d'Engie  ENGIE.PA  Gérard Mestrallet a 
réaffirmé mardi son soutien à la directrice générale de 
l'énergéticien, Isabelle Kocher, après des informations de 
presse faisant état de tensions entre les deux dirigeants. 
    Le site d'information WanSquare et La Lettre de l'Expansion 
rapportaient ces derniers jours que la directrice générale était 
fragilisée par la chute du cours de Bourse d'Engie et la 
difficile mise en oeuvre du plan de transformation du groupe et 
que Gérard Mestrallet envisageait de la remplacer. 
    Prié de dire s'il la soutenait toujours, Gérard Mestrallet a 
déclaré mardi à Reuters en marge d'une conférence de Paris 
Europlace : "La réponse est oui." 
    Plus tôt, sur BFM Business, le dirigeant avait assuré ne pas 
avoir de doute sur le fait que le futur d'Engie s'écrirait sous 
la direction d'Isabelle Kocher, nommée en mai.   
    "Avec elle, nous avons élaboré (...) un programme de 
transformation profonde d'Engie sur trois ans. On est au bout de 
six mois, il faut se donner un peu de temps pour mettre en 
oeuvre toute ces mesures, pour juger également, sachant que 
c'est la période la plus difficile", a-t-il dit. 
    Dans le cadre de son plan stratégique sur 2016-2018, Engie 
vise 15 milliards d'euros de cessions d'actifs, dont près de 41% 
sont déjà signées, 22 milliards d'investissements, et des 
économies récurrentes ayant un impact cumulé net sur son Ebitda 
de 1 milliard à horizon 2018. 
    "Les cessions d'actifs sont très bien engagées (...) (mais) 
ont un effet dilutif immédiat", a souligné Gérard Mestrallet sur 
BFM Business, ajoutant que les investissements prendraient pour 
leur part du temps à "produire leurs effets". 
    Le dirigeant a ajouté qu'Isabelle Kocher mènerait le plan 
stratégique à son terme et qu'il quitterait comme prévu la 
présidence d'Engie en mai 2018. 
    Selon sa nouvelle stratégie, le groupe veut notamment 
investir dans des activités peu émettrices de CO2, offrir 
davantage de services aux industriels et aux particuliers, et 
porter la part des activités régulées ou "contractées" de 50% à 
plus de 85% de son Ebitda, réduisant ainsi son exposition aux 
prix des matières premières et de l'énergie. 
    L'action Engie accuse une chute de 29% environ depuis le 
début de l'année, sous-performant nettement l'indice sectoriel 
européen  .SX6P  (-14,5%). 
 
 (Julien Ponthus et Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel 
Bélot) 
 

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