Engie, en perte, engage un vaste plan de transformation

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    * Perte nette de 4,6 milliards d'euros, dividende stable 
    * Plan de cessions d'actifs de 15 mds, investissements de 22 
mds 
    * Plan d'économies de 1,0 md d'euros 
    * Le groupe scinde les fonctions de président et de DG 
 
 (Actualisé avec détails) 
    PARIS, 25 février (Reuters) - Engie  ENGIE.PA  a publié 
jeudi une perte nette de 4,6 milliards d'euros, plombé par la 
chute des prix du pétrole, du gaz et de l'électricité, et a 
annoncé un vaste plan de transformation à trois ans visant à 
faire du groupe un leader de la transition énergétique. 
    Face aux bouleversements sans précédent du monde de 
l'énergie et à une transition "devenue irréversible", Engie 
"doit lancer une transformation profonde de l'entreprise", a 
déclaré son PDG, Gérard Mestrallet, lors d'une conférence 
téléphonique. 
    Le groupe français entend ainsi, d'ici à 2018, offrir 
davantage de services aux industriels et aux particuliers, être 
plus engagé dans les activités peu ou pas émettrices de CO2, et 
porter la part des activités régulées de 50% de l'Ebitda 
aujourd'hui à 85% en 2018, réduisant ainsi son exposition aux 
prix des matières premières. 
    Pour y parvenir, il prévoit de procéder à 22 milliards 
d'euros d'investissements et de réaliser des cessions massives 
d'actifs portant sur 15 milliards d'euros, près d'un tiers de ce 
programme de cessions étant déjà signé. 
    Le groupe a ainsi également annoncé jeudi la vente de 10 
gigawatts de capacités de production d'électricité aux 
Etats-Unis et de deux centrales à charbon (3 GW) en Inde et en 
Indonésie, qui lui permettront de réduire se dette de 5,5 
milliards d'euros. 
    Il va aussi acquérir la société américaine OpTerra Energy 
Services, spécialisée dans les services énergétiques, qui compte 
300 employés et a réalisé un chiffre d'affaires de 275 millions 
de dollars en 2015. 
    Engie lance en outre un plan "Lean 2018" de  réductions de 
coûts de 1,0 milliard d'euros, représentant un effort 
supplémentaire de 50% par rapport au rythme annuel d'économies 
des dernières années. 
    L'ex-GDF Suez a vu son résultat net récurrent reculer de 5% 
en 2015 à 2,6 milliards d'euros et son excédent brut 
d'exploitation (Ebitda) baisser de 7,2% à 11,3 milliards, sur un 
chiffre d'affaires en repli de 6,4% à 69,9 milliards. 
    Plombé par des dépréciations d'actifs de 8,7 milliards 
d'euros, le groupe enregistre une perte nette de 4,6 milliards 
d'euros, contre un bénéfice de 2,4 milliards en 2014. 
    Le dividende proposé est stable à 1,0 euro et le restera au 
titre de 2016, mais Engie entend le réduire à 0,70 euro par 
action par an au titre de 2017 et 2018. 
    Les analystes du consensus réalisé par Reuters attendaient 
en moyenne un résultat net récurrent de 2,66 milliards, un 
Ebitda de 11,38 milliards et un chiffre d'affaires de 75,13 
milliards. 
    Pour 2016, Engie dit viser un résultat net récurrent part du 
groupe "résilient", compris entre 2,4 et 2,7 milliards d'euros.  
   
    Par ailleurs, le groupe a confirmé son intention de 
dissocier les fonctions de président et de directeur général. 
Dans ce cadre, le PDG Gérard Mestrallet sera nommé président en 
mai et Isabelle Kocher, aujourd'hui directrice générale déléguée 
en charge des opérations, deviendra directrice générale. 
     
    Le communiqué : 
    http://bit.ly/1XOaSha 
 
 (Pascale Denis, édité par Benjamin Mallet)
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