Enfin un peu de répit pour les Girondins

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Enfin un peu de répit pour les Girondins
Enfin un peu de répit pour les Girondins

Un public en plein désamour, une équipe qui enchaîne les mauvais résultats et un entraîneur qui reconnaît la médiocrité de son effectif. Avant le match contre Sochaux, dimanche à Chaban-Delmas, le mot " crise " résonnait comme un doux euphémisme aux oreilles des dirigeants bordelais. Mais plutôt que de tomber dedans à pieds joints, les Girondins se sont pris en mains pour sortir le club d'une bien mauvaise passe. Et il était temps de réagir après sept matchs consécutifs sans succès. Si la manière a laissé à désirer pendant une grosse demi-heure, l'ouverture du score du FC Sochaux de Roy Contout a eu le don de sonner la révolte. Encore une fois, il a fallu attendre d'être au bord du gouffre pour voir le vrai visage des Girondins. " On était un peu tétanisé, a expliqué Francis Gillot. On avait peur de mal faire et dans ces cas-là, on fait mal. En plus, on a essayé de relancer court, alors que Sochaux faisait un bon pressing. Quand on a commencé à jouer long, c'était beaucoup mieux, on a eu des occasions. " Et les occasions se sont transformées en buts. Un réalisme retrouvé qui a offert (seulement) la deuxième victoire de la saison à Bordeaux.

Une 15eme place encore bien loin des espérances

Un large succès (4-1) synonyme de soulagement au classement général. Cette 15eme place (avec trois points d'avance sur la zone de relégation) est encore bien loin des objectifs mais elle permet de souffler un peu avant la trêve internationale. " Il fallait absolument gagner, c'était capital, a confié l'entraîneur des Girondins. Il fallait faire le break par rapport aux trois derniers au classement. Ça fait quatre matchs que nous n'avons pas perdu. Trois matches nuls et une victoire. On se relance tout doucement. C'est mieux au niveau des points, mais au niveau de la manière, il y a encore des choses à rectifier. " Mais l'essentiel était là, à savoir un état d'esprit conquérant. Indispensable pour retrouver la confiance et enchaîner les bons résultats. " Nous avons assisté à un match vivant et ouvert face à un adversaire qui avait besoin de points, s'est félicité Jean-Louis Triaud, le président des Girondins. Nous avons été efficaces et nous récoltons trois bons points. Les joueurs se sont beaucoup parlé sur le terrain ce qui est bon signe. Cela veut dire que les garçons sont motivés et attentifs. Nous n'avons pas baissé les bras après l'ouverture du score, j'ai vu beaucoup d'envie sur le terrain. "

Jean-Louis Triaud au soutien de Francis Gillot

Après avoir rencontré les associations de supporters dont certaines réclamaient la démission de Francis Gillot, le président du club au scapulaire a réitéré sa confiance en son entraîneur. A l'image de ce que vit actuellement l'Olympique Lyonnais, les dirigeants bordelais ont choisi la stabilité pour avancer. Pas de révolution de palais de prévu... pour le moment. D'ici le 20 octobre, tout pourrait changer. Ce soir-là, c'est Lyon qu'il faudra aller défier à Gerland. Un Lyon malade et blessé dans son orgueil après la fessée reçue à Montpellier. A coup sûr, ce ne sera pas une partie de plaisir pour les partenaires de Cheick Diabaté. Le perdant y laissera peut-être plus que des plumes. " Il faut continuer, exhorte Gillot. Il ne faut que ce soit une fois, comme ça, et puis derrière rechuter. " Une nouvelle contre-performance plongerait un peu plus Bordeaux dans une crise profonde. Et Jean-Louis Triaud n'aurait alors plus beaucoup de latitudes pour protéger son entraîneur face à la fronde des supporters.

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