Enfin diablement séduisant !

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Enfin diablement séduisant !
Enfin diablement séduisant !

Les jambes lourdes mais le c?ur léger. Au lendemain de la qualification de la Belgique pour les quarts de finale de la Coupe du Monde 2014, une première depuis 1986, la presse du plat pays en fait des montagnes. Et on aurait tort de s'en plaindre. Car si les Diables Rouges n'ont pas éliminé l'un des favoris du Mondial, ils ont enfin justifié tous les espoirs placés en eux. Car cette jeune génération talentueuse, dont tout le monde vante les mérites, nous avait vraiment laissé sur notre faim lors du premier tour. Mais l'appétit vient en mangeant. Et les Belges avaient réellement une faim de loup contre les Etats-Unis. 39 tirs tentés, 15 arrêts signés Tim Howard (ndlr : record en Coupe du Monde depuis 1966), une domination de tous les instants, la Belgique n'a laissé que des miettes au « Team USA ». Après une première période que l'on qualifiera d'encourageante, la Belgique a offert un deuxième acte d'anthologie. Et une prolongation aussi intense qu'irrespirable. Pour beaucoup, ce huitième de finale restera sans doute comme l'un des plus beaux matchs de ce Mondial 2014. Il n'a finalement manqué qu'un poil de réalisme à la bande à Marc Wilmots pour s'éviter des sueurs froides en toute fin de rencontre. « On doit tuer le match bien plus tôt », a d'ailleurs reconnu Daniel Van Buyten.

« Nous étions critiqués sur le manque de spectacle ? Maintenant vous en avez vu ! »

Peu importe finalement, le succès n'en est que plus beau. Aussi tardif soit-il. Cela a au moins permis à tout un peuple, sevré de résultats depuis presque trente ans, de vivre une émotion débordante. La RTBF a d'ailleurs battu ses records d'audience mardi soir avec 1,7 million de téléspectateurs devant son écran. Ceux-là ont bien fait de suivre les exploits d'Eden Hazard et consorts. Car la prestation affichée a réconcilié le pays avec son football. Si décevant pendant le premier tour, le jeu de la Belgique a retrouvé ses lettres de noblesse contre les USA. Vitesse, variété, enthousiasme, talent, tout y était. Notamment à partir de la 45eme minute. Critiqué par la presse belge, Marc Wilmots a enfin réussi à faire passer son message à ses joueurs. « On a vu une Belgique conquérante, avec un dispositif fait de beaucoup de mouvements, a confié le sélectionneur des Diables Rouges. 26 ou 27 tirs cadrés mais un grand gardien en face, Howard. C'est une victoire méritée. Nous étions critiqués sur la qualité de notre jeu, sur le manque de spectacle ? Maintenant vous en avez vu. Comme ça c'est fait ! Mais pas besoin de crier que c'est magnifique. En termes de résultat on ne peut pas faire mieux, on aligne les matchs en étant invaincus depuis deux ans. Mais ce qui m'intéresse, ce ne sont pas les commentaires mais le match suivant face à l'Argentine. »

Le souvenir douloureux de 1986

A peine le temps de se gargariser de cette belle qualification qu'il faut vite se remobiliser. L'Argentine de Lionel Messi arrive. Et même si l'Albiceleste n'a pas impressionné dans le jeu, elle a fait preuve d'une belle solidité. « Ce sera un autre match. Elle joue en 5-3-2 avec ses quatre fantastiques et deux défenseurs latéraux qui montent beaucoup, commente Marc Wilmots. Mais c'est une équipe qui manque d'équilibre. Cette fois, on ne sera pas favoris mais en quart, être un peu plus fort, ça ne veut rien dire. J'ai déjà tout en tête. Messi, on ne va pas le regarder jouer. Je sais comment les prendre. Par contre, je me demande comment ils vont faire pour nous contrer. Ca va être intéressant. » La confiance belge semble aujourd'hui inébranlable. La dernière fois que les deux équipes s'étaient affrontées, c'était en demi-finale du Mondial 1986. Un mauvais souvenir pour la Belgique de Jean-Marie Pfaff et Eric Gerets qui était tombée sous les coups de boutoir d'un certain Diego Maradona. Espérons pour la Belgique que Lionel Messi ne soit pas son digne héritier.

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  • cecim le jeudi 3 juil 2014 à 21:23

    Chuuut....laissons les Français y croire pour nous.