Enfance, amour et perdition : nos choix cinéma

le
0
Enfance, amour et perdition : nos choix cinéma
Enfance, amour et perdition : nos choix cinéma

Moins de sorties qu’à l’ordinaire mais une grande diversité de styles : c’est notre sélection cinéma de la semaine.

LA LISTE DE NOS ENVIES Que vous aimiez les histoires d’amour qui finissent mal, celles de l’enfance, ou les divertissements (très) cruels et violents, l’un de ces trois films est pour vous.

CHRONIQUE D’UNE SÉPARATION : « Une nouvelle année », d’Oxana Bychkova

Une nouvelle année fait partie de ces petits films qui se nichent discrètement au creux d’un été de sorties ternes et vous cueillent sans crier gare. Non parce qu’il serait un chef-d’œuvre, mais par sa nature même, inégale, vacillante, inaboutie, qui parvient à force de persévérance à faire naître une émotion profonde et inattendue, de celles dont le scintillement éclaire à rebours son cheminement incertain.

De la persévérance, il en faut, justement, pour entrer dans ce cinquième long-métrage et premier à sortir en France de la réalisatrice russe Oxana Bychkova, adaptation actualisée d’un roman du dramaturge Alexandre Volodine (1919-2001), l’un des disciples de Tchekhov. Celle-ci se présente comme la radiographie d’une séparation, celle d’un couple de jeunes Moscovites d’aujourd’hui.

Séparation qui avance masquée, comme une suite de microfissures imperceptibles qui enrayent, puis bientôt défigurent le cours du quotidien. La force du film tient à la manière qu’il a de ne pas envisager l’amour comme le moment d’une inexorable séparation ; c’est au contraire la séparation qui est comprise comme un moment de l’amour, et sans doute le plus intense, tant elle contient son épreuve de vérité suprême. Pas à pas, et en parta...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant