Energies renouvelables contre charbon : l'Australie est divisée

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Eoliennes, le 13 mai 2013 à 50km de Canberra.
Eoliennes, le 13 mai 2013 à 50km de Canberra.

Alors que des projets misant sur une production propre d’électricité voient le jour à l’initiative des villes et des Etats, le gouvernement fédéral n’est pas disposé à abandonner le charbon.

Des terres à perte de vue, balayées par le vent, avec des moutons et des vaches ici et là. Des kangourous qui bondissent d’un terrain à un autre. Il y a, au lieu-dit d’Hornsdale, de quoi alimenter le cliché australien. Mais, désormais, la quiétude de l’endroit est perturbée par des pelleteuses au travail. Des dizaines d’éoliennes se dresseront bientôt là, près du village de Jamestown, au cœur de l’Etat d’Australie-Méridionale. Sept tournent déjà depuis début juillet.

L’électricité, produite par l’entreprise française Neoen, est achetée par le Territoire de la capitale australienne (Australian Capital Territory, ACT, où se trouve Canberra), qui n’a pas tout cet espace et tout ce vent. Le temps presse : l’ACT s’est engagé à ce que la totalité de son électricité provienne des énergies renouvelables en 2020, contre 15 % aujourd’hui. La capitale de l’Australie dira alors adieu au charbon, la plus sale des énergies. Tout un symbole dans ce pays, l’un des premiers pollueurs par habitant, et dont les sous-sols regorgent de ce minerai.

« C’est ambitieux, reconnaît Simon Corbell, le ministre travailliste de l’environnement et du changement climatique de l’ACT, où vivent près de 400 000 personnes. Nous voulons montrer qu’un futur avec des énergies propres est possible. »

Dans un an, le parc éolien produira, avec 64 turbines, 40 % de l’électricité consommée par Canberra. Ce pourcentage augmentera encore de 25 % en 2018 si Neoen remporte le nouvel appel d’offres de l’ACT. Pour les ha...

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