Energie : les groupes de services victimes d'un effet de ciseaux

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(lerevenu.com) - En Bourse, la performance des titres de groupes, comme GDF Suez, qui tirent une bonne part de leurs revenus de la distribution d'énergie aux collectivités («Utilities»), laisse à désirer. La tendance n'est pas près de changer, à en croire la 14e étude annuelle de l'Observatoire européen des marchés de l'énergie, une publication annuelle de Capgemini, associé pour l'occcasion à Exane BNP Paribas, CMS Bureau Françis Lefebvre et Vaasa ETT Global Energy Think Tank. 

L'étude décrit la situation délicate dans laquelle se trouvent les grands acteurs de la distribution d'énergie en Europe, victimes d'un véritable effet de ciseaux, qui détériore durablement leur rentabilité. En effet, régulateurs et gouvernements «accroissent leur pression sur les utilities, ce qui affecte leur rentabilité, mais aussi leur capacité d'investir dans les infrastructures énergétiques pourtant nécessaires à moyen et long terme», explique Colette Lewiner, conseillère énergie et Utilities auprès du président directeur général de Capgemini. 

Ces groupes sont une «source aisée de prélèvements», note l'étude, alors qu'en Europe, d'ici 2020, «un minimum de 1.000 milliards d'euros doivent être investis dans les infrastructures (moyens de production d'électricité, réseaux, terminaux de GNL  et gazoducs) selon l'Observatoire.

Les besoins d'investissement sont connus, dans le secteur de l'électricité, ils doivent porter sur remplacer les centrales en fin de vie et, plus généralement, note l'étude, sur les travaux pour «renforcer les réseaux afin d'améliorer la sécurité d'approvisionnement, raccorder les énergies renouvelables et les moyens de production décentralisés, ainsi que rendre les réseaux plus «intelligents».

Quant au gaz, les besoins d'investissement portent sur la nécessaire construction de nouveaux gazoducs de grand transport et des terminaux de regazéification de GNL. L'étude de Capgemini prend soin d'indiquer que cette évaluation des besoins n'inclut pas les investissements rendus nécessaires par l'abandon de l'énergie nucléaire en Allemagne (350 millions d'euros au minimum)  ou les travaux de renforcement des mesures de sûreté nucléaire en Europe, soit 10 milliards d'euros pour la seule France. 

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