Énergie: l'hiver gazier s'est bien passé

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Vendredi 20 mars, c'est officiellement le printemps. GRTgaz, l'entreprise qui gère le réseau de transport, témoigne d'un hiver passé sans encombres majeurs.

Pour les professionnels du gaz, la météo est un indicateur de référence. A ce titre, l'hiver 2013-2014 est resté dans les annales, avec des températures exceptionnellement douces. Cette année, la situation s'est davantage rapprochée de la normale, avec des mois de novembre et décembre plutôt chauds et des mois de janvier et février plutôt froids. «Dans ce contexte, à fin février, nous enregistrons une légère progression de la consommation pour cet hiver, autour de +3% par rapport au précédent», souligne Thierry Trouvé, le directeur général de GRTgaz qui rappelle par la même occasion qu'en dépit de l'arrivée du printemps sur l'agenda, les semaines qui viennent peuvent toujours être marquées par des températures inférieures aux normales de saison. «En corrigeant des effets climatiques la consommation des distributions publiques, on aboutit à une légère baisse de -1% pour ce secteur thermosensible, poursuit le dirigeant, de manière générale, on attribue cette évolution modérée aux efforts en matière d'efficacité énergétique.»

Pas de pic de consommation

Parmi les autres effets notables cet hiver, Thierry Trouvé insiste sur l'absence de pointe très élevée: «Le record de consommation remonte à l'hiver 2011-2012 avec un pic à 3,4 terawattsheure par jour (TWh/j). Cette année, nous n'avons pas dépassé 2,7 TWh/j.» Le directeur général de GRTgaz souligne également que les centrales à cycle combiné gaz ont recommencé à produire de l'électricité, notamment pendant les périodes de froid: «Un retour modeste certes, mais réel». Depuis deux ans déjà, les opérateurs ont alerté sur le fait qu'il était de moins en moins compétitif de produire de l'électricité avec du gaz, en raison de la concurrence des énergies renouvelables.

S'agissant des flux, Thierry Trouvé indique encore que les cargaisons de GNL vers la France se sont accrues en novembre et décembre. Il souligne que les tensions sur le réseau ont été moindres grâce à ce même GNL: «L'année dernière, nos infrastructures avaient été très sollicitées pour exporter massivement du gaz vers l'Espagne. Cet hiver, la baisse des prix du GNL importé en Asie a permis de réorienter vers l'Europe des cargaisons initialement destinées à l'origine à ce continent».

Jusqu'à présent, l'hiver s'est d'autant mieux passé que les sites de stockage avaient été largement réalimentés avant l'arrivée des premiers froids. «Les opérateurs ont donc pu soutirer du gaz des stockages en tout sécurité.»

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