Energie éolienne : la France doit rattraper son retard

le
0
Energie éolienne : la France doit rattraper son retard
Energie éolienne : la France doit rattraper son retard

Ce jeudi 7 février 2013 s'ouvrait le colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER). L'occasion pour son président, Jean-Louis Bal, d'alerter la ministre de l'Ecologie Delphine Batho sur le retard français en la matière, en particulier dans le domaine de l'éolien.


Jean-Louis Bal est entré dans le vif du sujet avec une introduction appelant la France à accélérer son calendrier : « Si rien ne change la France ne respectera pas les objectifs pour 2020, qui visent à porter la part des énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique, biomasse...) dans son système énergétique à 23%, contre 9% en 2009 ».


Plusieurs projets liés notamment à l'éolien marin et la biomasse ont connu des avancés mais elles demeurent insuffisantes. Le dernier bilan 2012 de l'opérateur du réseau électrique français (RTE) souligne que seulement 757 mégawatts (MW) ont été raccordés au réseau électrique, soit la moitié de l'objectif visé et encore moins que 2011, qui a pourtant été une année assez laborieuse avec 928 MW raccordés.


Le président a appelé à une simplification de la loi dont celle qui réglemente l'implantation des éoliennes terrestres. La France accuse un retard important dans le domaine de l'éolien. Au 1 janvier 2013, la capacité totale extraite des énergies éoliennes et raccordée au réseau n'était que de 7.200 MW alors que l'objectif pour 2020 est de 25.000 MW.


Ce retard est doublé de disparités criantes puisque le quart de l'activité éolienne est concentré dans les régions de Picardie et de Champagne-Ardenne. A ce titre, des projets comme ceux du parc éolien de Saint-Brieuc (Côte-d'Armor), prévoyant l'implantation de 100 éoliennes dans la baie progressivement mises en services d'ici 2018, sont très encourageants et doivent connaître des émules.


Ce projet fait appel à un investissement supérieur à 300 millions d'euros et à ce titre il est l'objet d'un débat public, d'un site internet et de l'envoi de bulletins d'informations. C'est le Cabinet Vae Solis, cabinet de conseil en stratégie de communication de crise, qui assure la réflexion menée autour de la communication du projet. Il est impératif que l'information soit correctement véhiculée entre le porteur du projet, Ailes Marines, et le public.


Le débat public aura lieu du 25 mars au 24 juillet à la suite de quoi Ailes Marines prendra ses décisions d'investissements. Gageons que le projet sera développé au maximum de ses capacités.


Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant