Endurance - WEC : Peugeot pose ses conditions pour un retour

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Endurance - WEC : Peugeot pose ses conditions pour un retour
Endurance - WEC : Peugeot pose ses conditions pour un retour

Alors qu’Audi a officialisé son départ du WEC en fin de saison, les dirigeants de Peugeot se sont montrés hostiles à un retour à court-terme pour des raisons de coûts.

Le championnat du monde d’endurance est à un tournant de sa courte histoire. Avec le retrait annoncé d’Audi en fin de saison, la catégorie-reine LMP1 va se transformer en duel entre Porsche et Toyota puisque Nissan a abandonné l’idée de prolonger le projet comme mort-né lors de l’édition 2015 des 24 Heures du Mans. Comme souvent depuis le retrait de la marque, décidé du jour au lendemain en 2012, la rumeur d’un retour de Peugeot en endurance est revenue. Engagé à l’heure actuelle en rallye-raid, avec notamment la nouvelle 3008 DKR pour le prochain Dakar, et en rallycross avec Sébastien Loeb comme chef de file, la marque française pense pas à revenir à l’endurance, mais pas dans l’immédiat et pas dans les conditions actuelles. « Je peux dire que le boss (Carlos Tavares, ndlr) nous a demandé de voir quelles seraient les conditions pour que Peugeot reprenne un programme d’endurance, a assuré à Motorsport.com Bruno Famin, directeur de Peugeot Sport. Tout le monde aimerait revenir, mais les conditions ne sont pas là. »

Le WEC trop cher pour Peugeot

Et, comme souvent dans le sport automobile, c’est la question des coûts qui freine un grand constructeur comme Peugeot de se lancer dans l’endurance. « La principale condition, c'est le coût d'un tel programme, rappelle Bruno Famin. Ce n'est pas une question de sponsor. La réglementation technique doit évoluer pour assurer que nous puissions nous engager avec de bonnes chances de victoire et avec un budget divisé par deux par rapport à ce qui se fait actuellement en WEC, car c'est bien trop cher. » Pour le patron de Peugeot Sport, il faudrait que le budget requis pour exister en LMP1 à l’heure actuelle soit divisé par deux pour que la marque française fasse l’effort de revenir, et il a une idée très claire là-dessus. « Il faut modifier la structure et diviser les coûts par deux, plus ou moins. Une chose qui est très importante dans la technologie utilisée en WEC, c'est le système hybride, évidemment. Mais une chose qui n'a pas été suffisamment développée à notre avis, c'est la réduction du poids, ajoute Bruno Famin Une façon de réduire les coûts, selon nous, c'est réduire le poids minimal, car c'est plus pertinent par rapport aux voitures de route. Si nous voulons réduire les émissions et la consommation, il faut réduire le poids. Une bonne façon serait de réduire le poids, de conserver le système hybride, mais de l'équilibrer avec le poids. Si l'on peut aller aussi vite avec peut-être un peu moins de système hybride... » Des idées qui ont été soumises à la FIA et l’ACO, organisateurs du WEC mais rien n’indique que la position de la marque française va évoluer à l’avenir.
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