Encore trop de manques pour espérer se maintenir

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Encore trop de manques pour espérer se maintenir
Encore trop de manques pour espérer se maintenir

Face à Saint-Etienne, le Gazélec Ajaccio a soutenu la comparaison dans le jeu mais s'est encore incliné (0-2, 32eme journée de Ligue 1) par manque de réalisme offensif et de solidité défensive. Deux aspects qui, mal maîtrisés, font de vous un candidat à la relégation.

Khalid Boutaïb pourrait regretter longtemps cette occasion manquée en début de match, samedi soir contre Saint-Etienne, alors qu’aucun but n’avait encore été marqué à Ange-Casanova. En embuscade après un premier arrêt de Ruffier, l’attaquant marocain n’avait plus qu’à frapper dans le but, mais a trop pris son temps, laissant l’opportunité à Loïc Perrin de venir contrer sa frappe d’un tacle rageur. Une occasion manquée, comme beaucoup trop ces dernières semaines côté corse, sanctionnée dans la foulée par l’ouverture du score de Nolan Roux pour les Verts. « Sur la première mi-temps, je n’ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs. Ils ont fait l’entame parfaite et auraient sans doute marqué sans un grand gardien en face. A partir du moment où on encaisse le premier but, la physionomie a changé », a soufflé Thierry Laurey en conférence de presse après la rencontre.

Laurey : « Un sentiment d’impuissance »

Pas réalistes offensivement, les Gaziers ont surtout affiché une nouvelle fois leurs limites défensivement. Car même avec la possession et un nombre de tirs supérieurs à Saint-Etienne, les coéquipiers de David Ducourtioux n’ont pas été en mesure de marquer. Une froide leçon de réalisme infligée par des Stéphanois devenus maîtres dans l’exercice cette saison. « En face, on a buté sur une équipe stéphanoise très bien organisée et cela nous a rendu la tâche encore plus délicate, expliquait l’entraîneur ajaccien. A 2-0, peu après le retour des vestiaires, il y a eu un sentiment d’impuissance. Je ne reproche rien aux joueurs, ils ont fait avec leurs moyens face à une équipe qui nous était supérieure. »

Une défense dépassée quand le jeu s’accélère

Pour apporter un peu de puissance à son bloc défensif, Thierry Laurey avait choisi de titulariser Kader Mangane au milieu et de placer Roderic Filippi en défense centrale. Mais aucun des deux n’a su répondre présent sur les contres adverses. Pas même Jérémie Bréchet, plein de bonne volonté mais dépassé dès que le jeu s’accélère, handicapé par ses 36 ans. Et sans attaque ni défense, difficile d’envisager se maintenir en fin de saison. Il reste six matchs au Gazélec pour espérer doubler Reims au classement. Une mission maintien qui débutera par un déplacement à Angers puis par la réception de Lille. Deux équipes assurées de se maintenir en Ligue 1 et qui n’ont visiblement plus rien à jouer. Le moment où jamais de mettre en avant l’esprit combatif du groupe corse, trop souvent invisible depuis le début de l’année 2016. 

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