ENCADRE -USA 2016-Les candidats à la primaire républicaine

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    WASHINGTON, 5 mars (Reuters) - Quatre candidats restent en 
lice dans la course à l'investiture du Parti républicain pour 
l'élection présidentielle américaine du 8 novembre : Donald 
Trump, qui fait la course en tête, le sénateur du Texas Ted 
Cruz, son homologue de Floride Marco Rubio et le gouverneur de 
l'Ohio, John Kasich. 
    Ben Carson, neurochirurgien à la retraite qui se 
positionnait comme Trump en candidat hors système, a jeté 
l'éponge après le "Super Tuesday". 
    Jeb Bush, l'ex-gouverneur de Floride qui avait les faveurs 
des milieux politiques et des observateurs à son entrée en 
campagne, a stoppé les frais après son piètre score dans la 
primaire de Caroline du Sud le 20 février.  
    La primaire du New Hampshire, le 10 février, avait été 
fatale aux candidatures de Carly Fiorina, ex-directrice générale 
du groupe informatique Hewlett-Packard, de Chris Christie, le 
gouverneur du New Jersey, et de Jim Gilmore, l'ancien gouverneur 
de Virginie. 
    Trois autres candidats s'étaient retirés dès le lendemain 
des caucus de l'Iowa qui ont lancé le 1er février la longue 
saison des primaires (Mike Huckabee, Rand Paul et Rick 
Santorum). 
     
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    LES CANDIDATS A LA PRIMAIRE RÉPUBLICAINE 
    (classés par nombre de délégués déjà obtenus en vue de la 
convention de Cleveland) 
    Voir: http://fingfx.thomsonreuters.com/gfx/rngs/1/675/876/index.html 
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    1. Depuis qu'il a annoncé qu'il briguait l'investiture 
républicaine en juin dernier, DONALD TRUMP, 69 ans, n'a cessé de 
faire cavalier seul, de snober ses rivaux et de multiplier les 
prises de position qui ont plongé le Grand Old Party dans un 
état de profonde confusion. 
    Le magnat de l'immobilier et ex-présentateur d'émission de 
téléréalité, qui compte 319 délégués depuis le Super Tuesday, 
défie toutes les conventions politiques et toutes les lois qui 
régissent d'ordinaire une campagne présidentielle. 
    Outre ses remarques machistes et ses déclarations 
péremptoires sur les Mexicains, assimilés à des trafiquants de 
drogue et des violeurs, ou sur les musulmans auxquels il entend 
fermer la porte des Etats-Unis, le milliardaire n'a respecté 
aucune des règles de conduite de la formation qui l'a accueilli. 
    Mais son hostilité affichée à la politique menée à 
Washington ou son "parler vrai" séduisent une bonne partie de la 
base de l'électorat républicain et attirent des électeurs qui 
boudaient les urnes. 
    Sa très solide performance lors des primaires et caucus du 
"Super Tuesday", le 1er mars, a confirmé l'efficacité de sa 
stratégie de la base contre les élites. Il tire aussi profit de 
l'éparpillement des voix entre ses rivaux encore en lice. 
    La situation préoccupe les dirigeants républicains, qui 
craignent que son discours, sa personnalité et ses propositions, 
de la construction d'un mur à la frontière mexicaine à 
l'interdiction temporaire de l'entrée des musulmans sur le sol 
américain en passant par l'expulsion de millions d'immigrés en 
situation irrégulière, ne ternissent l'image du parti et 
n'assurent aux démocrates de conserver la Maison blanche. 
  
    Deux anciens candidats à la présidentielle, John McCain et 
Mitt Romney, s'en sont pris à lui. 
    Selon la chaîne CNN, qui cite une source proche du parti, 
Romney manoeuvrerait pour écarter une candidature Trump lors de 
la convention de Cleveland. 
      
    2. A 45 ans, issu de l'immigration cubaine, le Texan TED 
CRUZ, favori du Tea Party, la branche la plus conservatrice du 
Parti républicain, a su déjouer les pronostics en s'imposant 
dans l'Iowa avec 28% des suffrages. 
    Sa victoire dans le Texas, son Etat, lors du "Super 
Tuesday", de même qu'en Oklahoma et en Alaska, lui ont permis de 
se maintenir dans la course avec 226 délégués. 
    Formé à Princeton puis Harvard, celui qui a été le premier 
républicain à se lancer dans la course, dès le mois de mars 
2015, en appelle spécifiquement à l'électorat chrétien, citant 
des versets de la Bible dans ses discours et invitant son 
auditoire à la prière.  
    Elu en 2012 au Sénat, où il a ferraillé contre 
l'administration démocrate de Barack Obama, il s'est 
progressivement imposé comme l'un des plus sérieux rivaux de 
Trump.  
     
    3. Issu comme Cruz de l'immigration cubaine, MARCO RUBIO, 44 
ans, se positionne en "candidat de consensus" de l'orthodoxie 
républicaine et des élites du Grand Old Party, inquiètes des 
dérapages verbaux du milliardaire new-yorkais. 
    "Il ne suffit pas d'être en colère. La colère n'est pas un 
programme. Ce n'est pas une solution", affirme-t-il. 
    Elu au Sénat en 2010 en surfant sur la vague du Tea Party, 
Rubio s'est rapproché par la suite des conservateurs plus 
classiques, notamment lors du débat sur la réforme de 
l'immigration voulue par Obama, qu'il a en partie défendue. 
    Il se présente comme le candidat d'un renouvellement 
générationnel. "Le moment est venu pour notre génération 
d'ouvrir la voie à un nouveau siècle américain", a-t-il dit en 
lançant sa campagne, en avril.      
    Rubio, qui a signé le 1er mars dans le Minnesota sa première 
victoire, ne compte que 110 délégués. 
      
    4. Tardivement entré dans la bataille, le modéré JOHN 
KASICH, 63 ans, veut faire valoir son expérience à Washington, 
en tant qu'ancien président de la commission budgétaire de la 
Chambre des représentants, et à la tête de l'Etat de l'Ohio, 
dont l'économie s'est redressée depuis qu'il en est devenu le 
gouverneur.  
    L'Ohio fait partie des "Swing States", ces Etats dont les 
électeurs oscillent entre républicains et démocrates et où se 
joue traditionnellement l'issue des élections présidentielles 
aux Etats-Unis. (voir  ID:nL5N1013E1 ) 
    Il a fini deuxième de la primaire dans le New Hampshire 
mais, après scrutins, n'a toujours pas remporté la moindre 
victoire et ne compte que 25 délégués. 
      
    VOIR AUSSI 
    Le POINT sur les primaires:  ID:nL8N15G1ZD  
    Le TABLEAU des primaires:  ID:nL8N15O2QW    
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 (Bureau de Washington; Jean-Stéphane Brosse, Pierre Sérisier, 
Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service 
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