ENCADRE -USA 2016-Les candidats à la primaire républicaine

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    WASHINGTON, 2 novembre (Reuters) - Donald Trump et Ben 
Carson, tous deux extérieurs à la classe politique 
traditionnelle, font toujours la course en tête dans la campagne 
des primaires républicaines en vue de l'élection présidentielle 
de novembre 2016 aux Etats-Unis. 
    A trois mois des premières primaires, programmées début 
février dans l'Iowa puis le New Hampshire, le site Real Clear 
Politics, qui réalise une moyenne des sondages, donne Trump en 
tête avec 27% devant Carson (22,2). 
    Le sénateur de Floride Marco Rubio arrive en troisième 
place(9,6), devant son homologue Texas, Ted Cruz (7,0). Alors 
qu'il était entré en campagne avec une étiquette de favori, Jeb 
Bush, fils et frère d'anciens présidents, reste distancé avec un 
score moyen de 6,6%. 
    Le prochain débat national télévisé, le quatrième de la 
campagne, aura lieu le 10 novembre prochain à Milwaukee, dans le 
Wisconsin. 
     
    Pour le point sur les primaires démocrates, cliquer sur 
 ID:nL5N0YZ0B1  
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    PRIMAIRES RÉPUBLICAINES  
    (par ordre d'apparition dans la dernière moyenne Real Clear 
Politics) 
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    1. A 69 ans, le magnat de l'immobilier et présentateur de la 
télévision américaine DONALD TRUMP mène sa campagne tambour 
battant. 
    Le milliardaire qui promet d'être "le plus grand président 
de l'emploi que Dieu ait jamais créé" a défié les prévisions des 
politologues, qui jugeaient ses chances minimes, et continue 
d'accroître son avance dans les intentions de vote. 
    Depuis son entrée en campagne, mi-juin, où il avait fustigé 
les clandestins mexicains "trafiquants de drogue et violeurs", 
il multiplie les sujets de polémique. (voir  ID:nL5N0Z23QD ) 
    Ses propos sexistes ( ID:nL5N10J04S ) et ses attaques à 
l'emporte-pièce contre ses adversaires, mais aussi ses prises de 
position à contre-courant du Parti républicain sur l'Iran ou le 
mariage pour tous ( ID:nL5N11A337 ) l'ont placé au centre des 
débats. (voir  ID:nL5N10I03U ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
27% dans les intentions de vote. 
     
    2. Deuxième dans les intentions de vote, le conservateur BEN 
CARSON est lui aussi une des surprises de la campagne. 
    Ce neurochirurgien à la retraite de 64 ans est le seul 
candidat noir engagé dans les primaires et joue la carte de 
l'outsider. Issu d'un milieu pauvre, élevé par sa seule mère, le 
médecin qui a fini sa carrière au poste de directeur du service 
du neurochirurgie pédiatrique de l'hôpital John Hopkins de 
Baltimore incarne le modèle américain d'ascension sociale. 
    Opposé au droit au mariage des homosexuels, il a suscité une 
polémique en septembre en se déclarant hostile à l'idée de voir 
un jour un candidat musulman élu à la Maison blanche. (voir 
 ID:nL5N11Q0OE ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
22,2% dans les intentions de vote. 
     
    3. Issu de l'immigration cubaine, MARCO RUBIO, 44 ans, se 
présente comme le candidat d'un renouvellement générationnel. 
"Le moment est venu pour notre génération d'ouvrir la voie à un 
nouveau siècle américain", a-t-il dit en lançant sa campagne, en 
avril.  
    Le sénateur de Floride, élu en 2010 en surfant sur la vague 
du Tea Party, s'est rapproché depuis des conservateurs plus 
classiques du parti, notamment lors du débat sur la réforme de 
l'immigration voulue par Obama qu'il a en partie défendue. (voir 
 ID:nL5N0XA44F )  
    Il a livré une solide prestation lors du troisième débat 
national télévisé de la campagne, le 28 octobre au Colorado, 
prenant notamment la mesure de son mentor en politique, Jeb 
Bush, lors d'une passe d'armes qui a opposé les deux hommes. Le 
soutien de Paul Singer, l'un des principaux financiers du Parti 
républicain, est un atout supplémentaire dans son jeu. (voir 
 ID:nL8N12V01L )  
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
9,6% dans les intentions de vote. 
     
    4. A 44 ans, issu lui aussi de l'immigration cubaine, le 
Texan TED CRUZ est le favori du Tea Party, la branche la plus 
conservatrice du Parti républicain. Formé à Harvard, il a été le 
premier républicain à se lancer dans la course, dès le mois de 
mars, et en appelle spécifiquement à l'électorat chrétien. (voir 
 ID:nL6N0WP0BP ) 
    Comme Rubio, le sénateur du Texas est apparu à son avantage 
lors du débat du 28 octobre en jouant une carte classique au 
Grand Old Party: dénoncer la partialité des médias. "Les 
questions qui nous ont jusqu'à présent été posées dans ce débat 
montrent pourquoi le peuple américain ne fait pas confiance aux 
médias", a-t-il lancé. 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 7% 
dans les intentions de vote. 
     
    5. Quand JEB BUSH, 62 ans, a officialisé sa candidature, il 
avait l'étiquette de favori. 
    Mais celui qui fut le gouverneur de la Floride entre 1999 à 
2007 - il était notamment en poste lors de l'interminable 
dépouillement des voix lors de la présidentielle de 2000 
remportée par son frère George W. face au démocrate Al Gore - ne 
parvient pas à faire décoller sa campagne.  
    Voix modérée dans les débats sur l'immigration ou 
l'éducation, Jeb Bush, dont la femme Columba est née au Mexique, 
veut élargir l'électorat classique du parti avec en ligne de 
mire le vote des Américains d'origine hispanique. (voir 
 ID:nL5N0Z202H ) 
    Fils et frère de président, il a également entrepris de 
marquer ses distances avec sa famille parfois encombrante. Son 
slogan de campagne, un simple "Jeb !", ne fait aucune place à 
son patronyme. Mais il est pourtant affiché en public avec 
George W. fin octobre. Car la voie est étroite. Comme le résume 
Katie Packer, spécialiste électorale du Parti républicain et 
conseillère de Mitt Romney en 2012, "Jeb cherche un équilibre 
très prudent entre inclure les partisans de son père et de son 
frère et ne pas s'aliéner ceux qui ne sont pas très 
enthousiastes à l'idée de voir un troisième Bush concourir". 
(voir  ID:nL8N12Q4K1 ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
6,6% dans les intentions de vote. 
     
    6. L'ex-directrice générale du groupe informatique 
Hewlett-Packard, CARLY FIORINA, 61 ans, a vu sa cote progresser 
depuis le premier débat télévisé, organisé en août dans l'Ohio. 
Elle avait alors été reléguée en "deuxième division", 
participant à un débat entre petits candidats à une heure de 
moins grande écoute, mais avait impressionné. Trump l'a prise 
pour cible, moquant son physique dans les colonnes du magazine 
Rolling Stone. (voir  ID:nL5N11G04G ) 
    Celle qui fut l'une des femmes les plus puissantes des 
milieux d'affaires jusqu'à sa démission forcée, en 2005, peut 
attaquer la démocrate Hillary Clinton sans risque d'être taxée 
de sexisme. Conseillère de John McCain pendant la campagne de 
2008 remportée par Obama, elle met en avant ses connaissances de 
l'économie et des entreprises. En 2010, elle a été battue par la 
démocrate Barbara Boxer lors de l'élection au poste de sénatrice 
de Californie. (voir  ID:nL5N0XV206 ) 
    D'après Real Clear Politics, elle obtient un score moyen de 
5,6% dans les intentions de vote. 
         
    7. Agé de 60 ans, MIKE HUCKABEE avait créé la surprise lors 
des primaires de 2008 en remportant les caucus de l'Iowa, le 
premier rendez-vous de cette longue course d'obstacles. Huit ans 
après sa première tentative, cet ancien pasteur, ex-gouverneur 
de l'Arkansas qui fut un temps animateur de la très 
conservatrice chaîne de télévision Fox News devrait surtout 
rallier les chrétiens conservateurs de la droite américaine.  
    En matière de politique étrangère, il s'est prononcé pour 
une stratégie offensive contre l'Etat islamique et a promis à 
Israël le soutien indéfectible des Etats-Unis. Il a créé une 
vive polémique en affirmant qu'avec l'accord sur le programme 
nucléaire iranien conclu le 14 juillet à Vienne, Obama emmenait 
les Israéliens "aux portes des fours", allusion transparente aux 
fours crématoires des camps d'extermination du régime nazi. 
(voir  ID:nL5N0XW4NM  et  ID:nL5N1060S8 ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 3% 
dans les intentions de vote. 
     
    8. Sénateur du Kentucky, RAND PAUL marche à 52 ans dans les 
pas de son père, Ron Paul, dont il incarne la même philosophie 
libertarienne qui prône la liberté individuelle et un 
gouvernement fédéral très largement limité. En guerre contre 
toute surveillance des citoyens par les agences fédérales, il 
s'est récemment mis à dos une partie de la droite américaine en 
bloquant au début du mois au Sénat l'examen d'un texte censé 
remplacer les pratiques de collecte des métadonnées par la 
National Security Agency (NSA) par un programme plus ciblé. 
(voir  ID:nL5N0YN07B ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
2,8% dans les intentions de vote. 
     
    9. Tardivement arrivé dans la bataille, le modéré JOHN 
KASICH, 63 ans, veut faire valoir son expérience à Washington, 
en tant qu'ancien président de la commission budgétaire de la 
Chambre des représentants, et à la tête de l'Etat de l'Ohio, 
dont l'économie s'est redressée depuis qu'il en est devenu le 
gouverneur. L'Ohio fait partie des "Swing States", ces Etats 
dont les électeurs oscillent entre républicains et démocrates et 
où se joue traditionnellement l'issue des élections 
présidentielles aux Etats-Unis. (voir  ID:nL5N1013E1 ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
2,2% dans les intentions de vote. 
      
    10. CHRIS CHRISTIE, 53 ans, est présenté comme un modéré au 
sein du Parti républicain. Gouverneur du New Jersey, Etat de 
tradition démocrate, il se présente comme un homme politique 
capable de transcender les clivages partisans.  
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
1,8% dans les intentions de vote. 
     
    11. Proche de John McCain, le sénateur LINDSEY GRAHAM tente 
à 60 ans sa première primaire. Spécialiste des questions de 
défense et de sécurité entrée officiellement en campagne le 1er 
juin, il tente de faire entendre une voix plus modérée sur 
l'immigration ou le changement climatique. 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
0,8% dans les intentions de vote. 
     
    12. Gouverneur de Louisiane, BOBBY JINDAL ambitionne de 
devenir le premier président issu de l'immigration d'Inde. Mais 
à 44 ans, sa candidature souffre des difficultés qu'il rencontre 
dans son propre Etat et reste encalminée.  
    Jindal, qui avait exhorté début 2013 le Parti républicain à 
"cesser d'être le parti stupide", avait également porté la 
réplique du Grand Old Party au premier discours sur l'Etat de 
l'Union de Barack Obama en janvier 2009. Sa performance avait 
été taxée d'amateurisme. (voir  ID:nL8N0ZA496 ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
0,6% dans les intentions de vote. 
     
    13. Candidat surprise de la dernière primaire en 2012, où il 
avait longtemps tenu la dragée haute à Romney, RICK SANTORUM, le 
champion de la droite chrétienne, est reparti en campagne. Mais 
l'ancien sénateur de Pennsylvanie, âgé de 57 ans, n'a pas percé. 
(voir  ID:nL5N0YJ03L ) 
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
0,4% dans les intentions de vote. 
     
    14. Gouverneur de New York de 1995 à 2006, une performance 
pour un républicain dans un Etat qui penche traditionnellement 
vers le Parti démocrate, GEORGE PATAKI, 70 ans, espérait attirer 
les sympathisants les plus modérés du Grand Old Party. Mais il 
souffre d'un déficit de notoriété et n'a plus occupé de 
fonctions électives depuis 2006.  
    D'après Real Clear Politics, il obtient un score moyen de 
0,2% dans les intentions de vote. 
     
    15. Agé de 65 ans, JIM GILMORE, ancien gouverneur de 
Virginie, affirme qu'aucun autre candidat n'est à la hauteur des 
enjeux économiques et de sécurité qu'affrontent les Etats-Unis. 
Mais Gilmore, qui a brièvement tenté sa chance lors de la 
primaire pour les élections de 2008 et fut gouverneur de 
Virginie entre 1998 et 2002, ne décolle pas et n'apparaît même 
pas dans la moyenne Real Clear Politics. 
 
 (Bureau de Washington; Henri-Pierre André et Jean-Stéphane 
Brosse pour le service français) 
 
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  • charleco le mardi 16 juin 2015 à 09:32

    One ne dit pas" réduit au maximum"", mais "réduit au minimum" (à propos de Rand Paul)