ENCADRE-Réactions à la candidature de Macron à l'élection présidentielle

le , mis à jour à 12:47
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 (Actualisé avec nouvelles réactions Marine Le Pen, Jean-Marie 
Le Guen) 
    PARIS, 16 novembre (Reuters) - L'ancien ministre de 
l'Economie de François Hollande, Emmanuel Macron, a officialisé 
mercredi sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, une 
entrée en lice attendue qu'il souhaite placer sous le signe de 
"l'espérance".  
     
    Voici les premières réactions à cette annonce :  
     
    ALAIN JUPPE, candidat à la primaire de droite et du centre 
(à des journalistes) 
    Emmanuel Macron est "co-auteur de la désastreuse politique 
économique qui a été conduite depuis 2012, il essaye sans doute 
aujourd'hui de se refaire une virginité mais ça n'est pas ça qui 
est de nature me semble-t-il à inspirer confiance" 
    "Il a vite appris la politique politicienne, d'abord la 
trahison vis-à-vis de François Hollande qu'il a poignardé dans 
le dos puis maintenant ces jeux qui ne m'intéressent pas, moi 
j'ai un projet politique" 
     
    FRANÇOIS FILLON, candidat à la primaire de droite et du 
centre (sur RTL) 
    "Il faut retenir la date du 16 novembre, c'est une date 
historique, c'est la fin du quinquennat de François Hollande" 
    "Non seulement François Hollande est en situation d'échec 
politique sur beaucoup de sujets mais ça c'est la fin, c'est 
l'homme le plus proche de lui, celui qui a conçu son programme 
économique. Le fait qu'il le quitte aujourd'hui, c'est pour 
François Hollande la fin de son autorité" 
    "Ma conviction, c'est que les Français ne confieront pas 
leur destin à quelqu'un qui n'a aucune expérience et surtout qui 
n'a rien démontré pour le moment". 
     
    JEAN-MARIE LE GUEN, secrétaire d'Etat chargé des Relations 
avec le Parlement (sur BFM TV) 
    "Ni dans l'annonce ni dans ses propos je n'ai vu quelque 
chose de nature à me surprendre, très sincèrement. Je suis 
encore un peu sur ma faim s'agissant de l'objet de son projet" 
    "Je crois qu'il faut aujourd'hui faire des propositions 
concrètes sur le sens que l'on veut donner à notre société". 
     
    MATTHIAS FEKL, secrétaire d'Etat chargé du commerce 
extérieur (sur RMC) 
    Emmanuel Macron est "le candidat de tous ceux qui veulent 
faire exploser la gauche et à ce titre moi je n'ai jamais 
compris sa nomination" au gouvernement. "C'était une bombe à 
retardement placée au coeur d'une famille politique, la bombe a 
explosé" 
    "Ce qui compte pour demain c'est le rassemblement et l'unité 
de notre famille politique" 
     
    BENOÎT HAMON, candidat à la primaire de la gauche (sur BFM 
TV) 
    "Il lui manque une certaine idée de l'égalité et de la 
justice parce qu'au bout du compte, dans sa propre vie, il n'a 
jamais eu à souffrir ni du manque d'égalité ni du manque de 
justice" 
    "J'espérais qu'il soit candidat à la primaire de gauche, ce 
qui aurait donné une dynamique supplémentaire à ce processus, 
mais il prend là une responsabilité extrêmement forte" 
    Ses idées "recyclent des choses qu'on a déjà entendues" 
    "C'est toujours la même pensée, elle est d'inspiration 
libérale, elle s'adresse principalement aux gens qui sont des 
bien portants, pour qui la mondialisation est une bonne 
nouvelle, et assez peu aux autres"     
    
    MARINE LE PEN, présidente du Front national, candidate à 
l'élection présidentielle (à des journalistes) 
    "Il est peut-être le vainqueur déjà de la primaire des 
candidats des banques puisqu'ils sont quand même un certain 
nombre sur cette niche ultra ultra ultra libérale qu'occupe M. 
Macron mais qu'occupent aussi un très grand nombre de candidats 
à la primaire de la droite." 
    "Sa candidature ne me pose aucun problème" 
    "Ce qui est sûr, c'est qu'il ne va pas nous voler des 
électeurs (...) c'est un candidat qui sent la naphtaline." 
 
 (Marine Pennetier, avec Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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