ENCADRE-Philippe a voté contre la loi sur la transparence en 2013

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    PARIS, 16 mai (Reuters) - Edouard Philippe, nommé lundi à 
Matignon par Emmanuel Macron qui a fait de la moralisation de la 
vie publique une des priorités de son quinquennat, a voté en 
2013 contre la loi sur la transparence de la vie publique.  
    Le député de Seine-Maritime Les Républicains (LR) a voté 
contre ce texte le 25 juin 2013, comme la quasi totalité du 
groupe UMP (devenu depuis Les Républicains-NDLR), à l'exception 
de six députés ayant voté pour, dont Laurent Wauquiez. 
    Le projet de loi avait été adopté par 328 voix contre 193. 
Les groupes PS, écologiste et Front de gauche avaient voté pour. 
L'UDI (centriste) s'était majoritairement abstenu et celui des 
radicaux avait majoritairement voté contre. 
    Parmi les non-inscrits les deux députés frontistes avaient 
voté pour de même que Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout 
la France. 
    Cette loi a rendu obligatoire la déclaration de patrimoine 
et d'intérêts pour les parlementaires, les ministres et les élus 
locaux entre autres, et leur vérification par la Haute autorité 
pour la transparence de la vie publique (HATVP).  
    Cette autorité avait été mise en place après l'affaire 
Cahuzac qui avait provoqué une onde de choc au printemps 2013 en 
France et contraint le chef de l'Etat de l'époque François 
Hollande à préparer une série de mesures visant à "moraliser" la 
vie politique.  
    L'opposition d'Edouard Philippe à ce texte a été rappelée  
lundi par le chef de file des députés socialistes Olivier Faure. 
    "Avec Edouard Philippe, le président Macron fait le choix 
d'un premier Ministre conservateur qui n'a jamais jusqu'à 
aujourd'hui manifesté son ralliement au projet 'En Marche'", 
a-t-il dit dans un communiqué.  
    Il a rappelé que le maire du Havre avait voté "contre les 
lois sur la transparence de la vie politique, contre le compte 
pénibilité, contre le tiers payant, contre la loi sur la 
transition énergétique, contre les textes sur l'égalité 
femme/homme".      
    Selon Mediapart, le nouveau Premier ministre aurait par 
ailleurs écopé d'un blâme de la part de la HATVP pour avoir 
refusé de fournir des précisions dans sa déclaration de 
patrimoine en 2014.  
    "Comme beaucoup de parlementaires sans doute, j'ai essayé de 
concilier le respect de la loi et une forme de mauvaise humeur", 
a expliqué Edouard Philippe, interrogé à ce sujet par le site 
d'informations.  
 
 (Emile Picy, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M4669049 il y a 4 mois

    La moralosation de la vie politique est une urgence avec des decision rapide et nln ambiguës de la Justice. La reduction drastique du train de vie de l'état son corollaire. A défaut la Révolution.