ENCADRE-Les principales déclarations de Hollande

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    PARIS, 17 mai (Reuters) - Voici les principales déclarations 
de François Hollande mardi sur Europe 1 : 
     
    * FAIRE, MÊME SI C'EST IMPOPULAIRE 
    "J'essaye de faire ce que le pays doit attendre d'un chef 
d'Etat, c'est-à-dire prendre des réformes même si elles sont 
difficiles, même si elles sont courageuses, même si elles sont 
impopulaires." 
    "Je préfère qu'on garde de moi l'image d'un président de la 
République qui a fait des réformes même impopulaires, plutôt que 
d'un président de la République qui n'aurait rien fait." 
    "L'impopularité, elle est liée à l'exercice du pouvoir." 
     
    * SOCIAL-DÉMOCRATIE À LA FRANÇAISE     
    Les Français, "je les conduis vers une forme de 
social-démocratie à la française où il sera possible que l'Etat 
ait toute sa place et où les partenaires pourront jouer tout 
leur rôle." 
     
    * PAS D'ALTERNATIVE À GAUCHE   
    "Il n'y a pas d'alternative de gauche, au sens où il n'y a 
pas un mouvement qui aujourd'hui puisse accéder au second tour 
de l'élection présidentielle et puisse, sans avoir notre appui, 
conduire les destinées de la France." 
    Il peut y avoir des idées alternatives de gauche, des 
propositions et des ambitions, "mais il n'y a pas d'alternative 
en dehors de la ligne que je représente". 
    "Il peut toujours y avoir une espérance d'une autre gauche, 
je l'admets et je le comprends parfaitement, mais il n'y a pas 
de possibilité aujourd'hui (...)." 
     
    * DÉCISION SUR ÉVENTUELLE CANDIDATURE EN DÉCEMBRE  
    "Ce que je vais faire pendant l'année qui m'est encore 
confiée par les Français (...) je vais poursuivre, je vais même 
amplifier et je ne laisserai rien qui puisse être renvoyé à mes 
successeurs." 
    "Je ne parle de candidature avec personne." 
    "Il n'y a pas de troc, il n'y pas d'arrangement." 
    "J'aurai à prendre une décision en décembre."     
    "Il ne peut pas y avoir de candidature vers les Français 
s'il n'y a pas un espoir, il ne s'agit pas simplement de 
revendiquer un bilan - il vaut mieux que le bilan soit bon - 
mais s'il n'y a pas une vision et une capacité à donner une 
espérance." 
                     
    * PAS DE DISSOLUTION DE L'ASSEMBLÉE  
    Ce "ne sera pas le cas, je vous rassure." 
         
    * LA DROITE PEUT METTRE EN CAUSE LES FONDEMENTS DE L'ETAT 
  
    La politique proposée par les candidats de droite à 
l'élection présidentielle de 2017 pourrait mettre en cause les 
fondements de l'Etat.  
    "Le risque, c'est qu'ils le fassent, c'est qu'ils détruisent 
ce que nous avons fait, c'est qu'ils mettent en cause les 
fondements même de notre Etat." 
    "Franchement, lisez-les, lisez-les, je vais faire même de la 
promotion."  
     
    * "JE NE CÈDERAI" PAS SUR LA LOI TRAVAIL   
    "Cette loi, elle va passer." 
    "Je ne céderai pas parce qu'il y a eu trop de gouvernements 
(...) qui ont cédé, d'où l'état du pays que j'ai trouvé en 2012, 
pour que moi-même dans des circonstances qui ne sont pas faciles 
je puisse céder dès lors qu'un compromis a été trouvé, un 
équilibre a été obtenu, que les syndicats réformistes sont 
derrière ce texte et qu'il y a une majorité de socialistes qui 
sont en faveur de le voter." 
     
    * LES VIOLENCES 
    "La France est un pays de libertés." 
    "Manifester, c'est un droit. Casser, c'est un délit, donc ce 
sera puni."     
     
    * ÇA VA MIEUX MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE 
    "Ce que je veux, c'est que ça ne s'améliore pas 
(seulement-NDLR) dans les chiffres, que ça s'améliore dans la 
réalité, dans le concret."  
     
    * LE MONTANT DES BAISSES D'IMPÔTS 2017 FIXÉ À L'ÉTÉ 
  
    Les impôts des ménages baisseront à nouveau en 2017, à 
condition que la France dispose de marges de manoeuvre 
budgétaires, le montant et les modalités étant fixés à l'été.  
    "Ma réponse est oui, à la condition bien sûr que nous ayons 
des marges de manoeuvre, et pour en déterminer le montant, les 
modalités, ce sera à l'été." 
    "Si les comptes s'améliorent, si la croissance se confirme, 
il y aura également un geste du côté des ménages." 
    Les prélèvements sur les entreprises ne baisseront pas plus 
que prévu mais des ajustements sont possibles au sein de cette 
enveloppe, notamment pour baisser davantage l'impôt sur les 
sociétés.  
          
    * LA BATAILLE CONTRE LE CHÔMAGE N'EST PAS GAGNÉE 
  
    "La bataille n'est pas gagnée, elle ne le sera que lorsque 
l'on aura sur plusieurs mois une baisse continue du chômage." 
         
    * CONFIANCE EN EMMANUEL MACRON  
    "S'il veut développer ses idées, il en a le droit, mais dans 
le cadre de ce qui doit être fait comme pour tout ministre, 
c'est-à-dire la solidarité gouvernementale." 
    "S'il n'avait pas ma confiance, il ne serait pas au 
gouvernement." 
     
    * CONFÉRENCE SUR LE PROCHE-ORIENT REPOUSSÉE À L'ÉTÉ 
  
    La France organisera une conférence internationale pour 
relancer les négociations entre les Palestiniens et Israël mais 
elle se tiendra cet été et non le 30 mai comme initialement 
prévu.  
         
    * MENACE SUR LA RÉMUNÉRATION DES PATRONS   
    Si le code Afep-Medef sur les rémunérations des dirigeants 
d'entreprise n'est pas appliqué, les décisions des assemblées 
générales d'actionnaires sur ce sujet pourraient être 
immédiatement exécutoires. 
    "La première décision qui sera prise s'il n'y a pas une 
intervention vigoureuse de ce conseil du patronat, c'est que 
toutes les décisions d'assemblées générales seront immédiatement 
exécutoires." 
         
    * SOUTIEN AU PROJET HINKLEY POINT   
    François Hollande a réaffirmé son soutien au projet 
controversé d'EDF  EDF.PA  de construire deux réacteurs 
nucléaires de type EPR à Hinkley Point, en Angleterre.  
    "Je suis favorable à ce que ce chantier puisse se faire." 
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 

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