ENCADRE-Les économistes promettent le pire à la GB en cas de Brexit

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    par Jamie McGeever 
    1er mars (Reuters) - Les économistes des grandes banques 
d'investissement internationales promettent le pire à l'économie 
britannique et à la livre sterling au cas où le référendum du 23 
juin sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union 
européenne (UE) se soldait par une victoire du "non". 
    Vous trouverez ci-dessous un florilège de leurs prévisions. 
     
    UBS  
    "Nous estimons qu'un Brexit 'laborieux' aurait un impact 
négatif de près de trois points de PIB pour le Royaume-Uni sur 
la durée. Nous anticipons une hausse des taux par la Banque 
d'Angleterre en novembre, mais un vote en faveur de la sortie de 
l'UE devrait aisément la décaler dans le temps." 
     
    HSBC  
    "Le sterling pourrait chuter de 15% à 20% contre le dollar, 
poussant l'euro/sterling vers la parité et déclenchant une 
flambée de l'inflation de cinq points de pourcentage. La 
croissance de l'économie britannique serait réduite d'un à 1,5 
point de pourcentage au cours de l'année suivante, voire même 
plus dans l'hypothèse peu vraisemblable d'une hausse des taux 
d'intérêt par la Banque d'Angleterre (en réaction aux 
conséquences du vote)." 
     
    CRÉDIT AGRICOLE  
    "Le sterling pourrait chuter à 1,30 dollar en cas de 
Brexit." 
     
    RABOBANK  
    "Nous anticipons que l'euro/sterling rechuterait vers la 
zone des 0,85 dans un premier temps." 
     
    JPMORGAN  
    "La croissance de l'économie britannique ralentirait à 1% 
dans l'année suivant un vote en faveur du Brexit. En fonction de 
la durée du choc lié à l'incertitude (provoquée par le Brexit), 
la croissance du PIB pourrait diminuer de trois points de 
pourcentage par rapport à la tendance dans le cas le plus 
extrême. 
    "Si la Banque d'Angleterre est contrainte de baisser ses 
taux, les rendements des gilts à deux ans et à cinq ans 
pourraient chuter de 25 et 35 points de base respectivement. Le 
sterling chuterait à 1,33 dollar et l'euro monterait à 0,78 
(sterling)." 
     
    DEUTSCHE BANK  
    "Il n'est pas difficile d'envisager un impact négatif sur la 
croissance du PIB bien supérieur à un point de pourcentage par 
an pendant les deux à trois années (voire plus) de négociations 
entre le Royaume-Uni et ses ex-partenaires de l'Union européenne 
après un Brexit." 
     
    SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 
    La croissance du PIB pourrait être réduite de 0,5 à 1,0 
point de pourcentage par an en moyenne sur une décennie. 
     
    MORGAN STANLEY 
    Un choc "significatif" sur la consommation et 
l'investissement amputerait la croissance de 1,3 point de 
pourcentage en 2016-2017. Le sterling se déprécierait de 5% 
contre la devise américaine, à 1,39 dollar, et "sa faiblesse 
persisterait". La Bourse de Londres pourrait accuser une 
sous-performance allant jusqu'à 20% par rapport aux autres 
grandes places boursières internationales.  
        
    CREDIT SUISSE  
    Dans les circonstances les plus extrêmes, cela pourrait 
entraîner une chute de 1% à 2% du PIB à court terme en raison de 
la combinaison délétère de la morosité du climat des affaires, 
du resserrement des conditions financières, d'une inflation plus 
élevée et d'une chute du revenu réel. 
    La livre tomberait à 83 pence pour un euro et à 1,20 dollar 
si l'euro/dollar se rapprochait de la parité. 
     
    CITI 
    La croissance du PIB serait réduite de 1,0 à 1,5 point de 
pourcentage en 2017, 2018 et 2019, ce qui correspondrait à un 
déficit de croissance d'environ quatre points de pourcentage par 
rapport au potentiel. Le sterling pourrait chuter de 15% à 20% 
par rapport à ses niveaux actuels. 
     
    UNICREDIT 
    Le Brexit pourrait coûter au Royaume-Uni environ six points 
de PIB sur la prochaine décennie avec un risque de crise de la 
balance des paiements. 
     
    GOLDMAN SACHS  
    Le taux de change du sterling pondéré par les échanges 
extérieurs pourrait chuter de 15% à 20%, poussant le 
sterling/dollar à 1,15-1,20 dollar et l'euro/sterling autour de 
90-95 pence. 
     
    NOMURA  
    "Une réticence des investisseurs internationaux à financer 
le déficit des comptes courants aux conditions actuelles 
pourrait entraîner un effondrement de la devise de 10% à 15% sur 
plusieurs mois." 
     
    AGENCES DE NOTATION  
    Pour Moody's, "une sortie de l'UE serait négative pour 
l'économie britannique à court et peut-être à moyen terme. 
L'impact économique à moyen terme dépend de manière cruciale du 
nouvel accord commercial que le Royaume-Uni serait capable de 
négocier avec l'Union européenne. Une sortie renforcerait le 
risque politique intérieur et pourrait réduire la prévisibilité 
et l'efficacité de la politique économique. Nous pourrions 
assortir la note d'une perspective négative en cas de vote en 
faveur du Brexit pour tenir compte des perspectives d'une 
croissance économique plus faible et d'une période d'incertitude 
potentiellement durable." 
     
    Pour S&P, le Brexit pourrait "mettre en danger des sources 
importantes de financement extérieur du déficit considérable des 
comptes courants britannique. Dans le scénario du pire, un 
Brexit pourrait aussi nuire au rôle de monnaie de réserve du 
sterling, supprimant ce qui a constitué depuis le début de la 
crise financière internationale un facteur important du maintien 
de notre note AAA." 
     
    Pour Fitch, "le Brexit serait 'modérément' négatif pour la 
qualité de crédit du Royaume-Uni. La probabilité d'un deuxième 
référendum sur l'indépendance de l'Ecosse augmenterait 
fortement. L'indépendance de l'Ecosse entraînerait une 
augmentation dangereuse de 10 points du ratio d'endettement 
britannique." 
     
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Marc Angrand) 
 
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