ENCADRE-Le "Brexit", "risque stratégique majeur" pour l'Irlande

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LONDRES, 9 novembre (Reuters) - Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ("Brexit") constituerait un "risque stratégique majeur" pour l'Irlande, qui souhaite une renégociation raisonnable et applicable des relations entre Londres et l'UE, a déclaré lundi le Premier ministre irlandais Enda Kenny. David Cameron, son homologue britannique, s'est engagé à soumettre à référendum d'ici la fin 2017 la question de l'appartenance de son pays à l'UE. Le chef du gouvernement conservateur est favorable au maintien du Royaume-Uni au sein du bloc des Vingt-Huit à condition de pouvoir renégocier les termes de la relation entre Londres et l'UE. Il doit publier mardi une lettre au président du Conseil européen Donald Tusk, dans laquelle il exposera ses principales exigences. ID:nL8N13421R Selon un rapport mandaté par le gouvernement de Dublin et publié la semaine dernière, l'Irlande a plus à perdre avec le "Brexit" que tout autre pays membre de l'UE, car le commerce entre l'Eire et le Royaume-Uni pourrait chuter d'au moins 20%. Enda Kenny, qui s'exprimait lundi matin à Londres devant un forum d'hommes d'affaires, a qualifié les conclusions du rapport d'"extrêmement préoccupantes". "L'Irlande considère la perspective d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE comme un risque stratégique majeur", a déclaré le Premier ministre irlandais, qui rencontrera David Cameron dans la journée. "A dire vrai, on ignore les véritables risques car beaucoup d'entre eux dépendront des modalités précises de mise en oeuvre d'un 'Brexit'. Cependant, c'est un processus que le gouvernement irlandais ne souhaite absolument pas voir se matérialiser." "De manière générale, tant que le Royaume-Uni cherchera des ajustements raisonnables et applicables, nous serons solidaires et nous le soutiendrons", a ajouté Enda Kenny. S'exprimant parallèlement à Dublin, la vice-Premier ministre irlandaise Joan Burton a toutefois prévenu que son gouvernement ne soutiendrait aucune proposition "remettant foncièrement en cause" la liberté de circulation dans l'UE. (David Milliken, avec Padraic Halpin à Dublin; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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