ENCADRE-La formation du gouvernement espagnol

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    MADRID, 21 décembre (Reuters) - Le Parti populaire de 
Mariano Rajoy est arrivé en tête des élections législatives 
espagnoles sans pour autant parvenir à décrocher de majorité 
absolue pour former seul un gouvernement. 
    Parallèlement, les partis de gauche ont progressé et 
pourraient, ensemble, s'approcher la majorité absolue, mais 
leurs divergences sur un certain nombre de sujets apparaissent 
dans l'immédiat trop nettes pour envisager une alliance. 
    Les discussions pourraient prendre de nombreuses semaines et 
aucune coalition nette n'est en vue. La constitution espagnole 
ne fixe aucune date butoir pour la formation du gouvernement. 
    Voici les points clés et scénarios susceptibles d'entourer 
la formation du prochain gouvernement: 
     
    CALENDRIER 
    Dès que les deux assemblées seront opérationnelles, il 
reviendra au roi Philipe VI de choisir un candidat susceptible 
de prêter serment en tant que président du gouvernement. 
    S'il ne parvient pas à obtenir de majorité absolue, un vote 
à majorité simple sera organisé dans les 48 heures. Si ce 
scrutin est à nouveau un échec, le souverain doit choisir un 
nouveau candidat. 
    Si aucun candidat n'obtient de majorité dans les deux mois 
suivant le premier vote du Parlement, de nouvelles élections 
devront être organisées. 
    La constitution espagnole ne fixe cependant pas de date 
butoir avant laquelle le roi aura dû choisir un premier 
candidat, si bien que le calendrier risque de dépendre de la 
durée des négociations initiales entre les différentes 
formations politiques. 
    Depuis 1977, il a toujours fallu d'un à deux mois pour 
former un gouvernement, mais les observateurs s'accordent pour 
dire que cette fois, les discussions pourraient être bien plus 
longues. 
     
    UNE ALLIANCE DU PP ET DE CIUDADANOS 
    Une telle coalition ne réunirait pas les 176 sièges pour 
atteindre la majorité absolue, les conservateurs du PP ayant 
obtenu 123 sièges contre 40 aux centristes de Ciudadanos.  
     
    ALLIANCE DU PSOE ET DE PODEMOS 
    En comptant les résultats d'Izquierda Unida (deux sièges), 
une coalition entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) 
(90 sièges) et Podemos et ses partenaires (69 sièges) réunirait 
161 sièges. 
    Pablo Iglesias a prévenu qu'il ne s'allierait aux 
socialistes que s'ils consentaient d'importantes concessions. 
    Une telle coalition devrait de surcroît obtenir le soutien 
d'au moins trois autres formations parlementaires, qu'il 
s'agisse des partis d'extrême gauche de la Gauche républicaine 
de Catalogne (ERC) ou d'EH Bildu, des nationalistes basques du 
PNV ou des régionalistes canariens de Coalición Canaria . 
     
    UNE GRANDE COALITION ENTRE LE PP ET LES SOCIALISTES 
    Elle pèserait 213 sièges, mais Mariano Rajoy et Pedro 
Sanchez, chef de file du PSOE, ont exclu de s'allier. 
 
 (Julien Toyer et Elisabeth O'Leary,; Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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