ENCADRE-La coalition contre les djihadistes de l'Etat islamique

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BEYROUTH, 27 septembre (Reuters) - Deux avions de la Royal Air Force ont décollé samedi d'une base militaire de Chypre au lendemain du feu vert donné par les députés britanniques à la participation de la Grande-Bretagne à la coalition mise en place par les Etats-Unis pour combattre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Les Etats-Unis bombardent des cibles de l'EI en Irak depuis le 8 août dernier et ont engagé dans la nuit de lundi à mardi des frappes contre les djihadistes en Syrie. A ce jour, le Pentagone évoque 200 frappes aériennes contre des cibles en Irak et plus de 40 en Syrie. Le point sur les pays engagés militairement aux côtés des Etats-Unis. * PAYS ARABES Cinq pays arabes dirigés par des gouvernements sunnites - l'Arabie saoudite, le Qatar, la Jordanie, les Emirats arabes unis et Bahreïn - ont participé ou apporté leur soutien aux premières frappes lancées par les Etats-Unis en Syrie dans la nuit de lundi à mardi. Leur participation était jugée essentielle à Washington, où l'administration Obama s'efforce d'éviter d'apparaître en "croisade" contre les djihadistes du mouvement dirigé par Abou Bakr al Baghdadi. D'après un spécialiste des questions de défense dans le Golfe, quatre chasseurs F-16 de l'aviation saoudienne ont pris part à ces bombardements, déclenchés dans la nuit de lundi à mardi. Les médias saoudiens affirment que le fils du prince héritier Salman était l'un des huit pilotes saoudiens engagés dans ces raids. Les Emirats ont également mis quatre F-16 à contribution lors de la première nuit de raids contre des cibles de l'Etat islamique dans le nord et le nord-est de la Syrie. Un des appareils était piloté par une femme, Maryam al Mansoor, la première femme pilote de l'armée de l'air des Emirats. Des appareils saoudiens et émiratis ont également participé à la troisième nuit de raids en Syrie. Bahreïn a déployé de son côté deux avions lors de la première nuit de frappes. Plusieurs chasseurs de l'aviation jordanienne ont été engagés, notamment le long de la frontière du royaume hachémite avec la Syrie avec l'objectif d'empêcher des infiltrations. Le Qatar, qui abrite le QG régional du Commandement central (CentCom) de l'armée américaine, a mobilisé un Mirage qui n'a pas pris une part active aux bombardements. * TURQUIE La Turquie, membre de l'Otan, a initialement montré des réticences à s'engager dans la coalition. Les djihadistes détenaient alors 46 Turcs en otage, libérés depuis. Mais sa participation est jugée cruciale: la Turquie partage quelque 800 km de frontière commune avec la Syrie et 350 km avec l'Irak. Mardi, au lendemain des premières frappes contre la Syrie, le président turc Tayyip Recep Erdogan a indiqué que son pays pourrait apporter un soutien militaire ou logistique. Il est allé un peu plus loin samedi, évoquant une possible intervention de troupes au sol pour créer une zone de sécurité pour les populations fuyant les djihadistes dans le nord de la Syrie. (voir ID:nL6N0RS0DN * FRANCE La France a mené sa première frappe aérienne en Irak le 19 septembre, visant un dépôt logistique de l'EI près de Mossoul. Des avions français sont de nouveau entrés en action jeudi, au lendemain de l'annonce de l'assassinat d'Hervé Gourdel, qui avait été pris en otage en Algérie par des islamistes ayant fait allégeance à l'EI. Des membres des forces spéciales françaises forment des combattants kurdes dans la région autonome du Kurdistan irakien, où des armes françaises ont été livrées. François Hollande, qui a annoncé le 18 septembre que des avions français allaient frapper des cibles de l'EI en Irak, a précisé alors qu'il n'était pas question d'intervenir également en Syrie. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a répété vendredi qu'une intervention militaire en Syrie n'était pas envisagée pour l'instant. (voir ID:nL6N0RR3VC ) * AUTRES PAYS EUROPEENS Deux chasseurs BRITANNIQUES ont décollé samedi d'une base de la Royal Air Force à Chypre, qu'ils ont regagné sept heures plus tard sans que l'on sache dans l'immédiat s'ils sont entrés en action en Irak. Les députés britanniques ont largement approuvé vendredi par 524 voix contre 43 la décision du Premier ministre David Cameron d'associer le Royaume-Uni aux opérations de la coalition mise sur pied par les Etats-Unis contre l'EI en Irak. Il s'agit du premier engagement de l'armée britannique sur un théâtre extérieur depuis la campagne de bombardements en Libye en 2011. (voir ID:nL6N0RS0GF Le DANEMARK a annoncé de son côté l'envoi de sept chasseurs F-16 pour s'associer aux frappes américaines, conditionné à un vote du parlement prévu pur la semaine prochaine. Comme la France et le Royaume-Uni, la participation danoise se limitera à l'Irak. (voir ID:nL6N0RR2EG ) La BELGIQUE et les PAYS-BAS ont décidé de mettre chacun six chasseurs F-16 à disposition de la coalition. Bruxelles enverra également 120 aviateurs et des avions de transport de type C-130 pour transporter troupes ou équipements vers l'Irak. (voir ID:nL6N0RR49T ) Le gouvernement néerlandais a décidé pour sa part d'envoyer en outre jusqu'à 380 aviateurs et membres de l'armée de l'air. (voir ID:nL6N0RP4M0 ) * AUSTRALIE L'Australie a décidé l'envoi de huit chasseurs F-18 Super Hornet ainsi que des unités des forces spéciales pour conseiller les forces irakiennes. (voir ID:nL6N0RN3YP ) (Dominic Evans avec les bureaux de Reuters; Henri-Pierre André pour le service français)

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