ENCADRE-L'administration Trump prend forme, deux postes pourvus

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 (Actualisé avec Giuliani pressenti au secrétariat d'Etat) 
    WASHINGTON, 14 novembre (Reuters) - La future administration 
Trump commence à prendre forme, le président élu ayant désigné 
dimanche Reince Priebus, président du Comité national du Parti 
républicain (NRC), au poste de secrétaire général de la Maison 
blanche tandis que l'ultraconservateur Stephen Bannon sera lui 
stratège en chef et proche conseiller du président. 
    D'autres noms fuitent dans les médias depuis l'annonce de la 
victoire inattendue du candidat républicain. 
         
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA MAISON BLANCHE    
    Le choix annoncé dimanche de Reince Priebus, fidèle soutien 
durant la campagne électorale et qui est étroitement lié au 
président sortant de la Chambre des représentants Paul Ryan, est 
le signe de la volonté du président élu de coopérer avec ce 
dernier et avec un Congrès à majorité républicaine pour faire 
adopter ses projets. 
    Reince Priebus, qui préside le NRC depuis 2011, avait selon 
le New York Times les faveurs de la fille de Trump, Ivanka, et 
de son gendre, Jared Kushner. Sa promotion pourrait mécontenter 
les partisans de Trump qui misaient sur lui pour "nettoyer" 
Washington de l'establishment politique habituel. 
    "C'est un très, très, très bon signe des choses à venir", a 
commenté à l'inverse Paul Ryan, qui a croisé le fer à plusieurs 
reprises avec Trump durant la campagne. "Faire de Reince son 
secrétaire général est une indication parfaite du désir qu'a 
notre nouveau président de faire avancer les choses." 
     
    STRATEGE EN CHEF 
    L'autre favori pour le poste de secrétaire général était 
Stephen Bannon. L'ex-président du comité de campagne de Trump et 
ancien patron du média ultraconservateur américain Breitbart 
News, deviendra le STRATÈGE EN CHEF et PROCHE CONSEILLER du 
président. Mais sa nomination suscite des remous.   
    Ancien banquier chez Goldman Sachs, ex de la Navy, Stephen 
Bannon a rejoint l'équipe de campagne de Trump à la mi-août, à 
une époque où le candidat républicain était en grande difficulté 
dans les sondages. 
    En juillet, lors de la convention républicaine de Cleveland, 
Bannon a déclaré au magazine Mother Jones que son site était la 
plate-forme de l'"alt-right", droite alternative conservatrice 
proche des courants nationalistes et suprémacistes blancs. 
    Il a repris les rênes de Breitbart à la mort de son 
fondateur, Andrew Breitbart, en 2012, et en a fait un site 
proche de l'extrême droite, accusant Obama d'avoir "importé des 
musulmans haineux" et comparant les services du Planning 
familial à l'holocauste. 
    Bannon a participé à la production du film "Clinton Clash", 
qui accuse Bill et Hillary Clinton d'avoir concédé des faveurs 
aux plus gros donateurs de leur fondation de bienfaisance, un 
thème que Trump a fortement exploité durant la campagne. 
     
    CONSEILLER NATIONAL A LA SÉCURITÉ 
    Le général à la retraite Michael Flynn semble tenir la corde 
pour devenir le conseiller à la sécurité nationale de Donald 
Trump. Ancien directeur de l'Agence du renseignement de la 
Défense (Defence Intelligence Agency), Michael Flynn, 57 ans, a 
joué un rôle clef dans la campagne, prodiguant notamment des 
conseils en matière d'affaires internationales. "Il a une 
influence apaisante sur Trump", a noté l'une des sources proches 
de la transition. 
     
    SECRÉTAIRE A LA DEFENSE 
    Flynn est également envisagé pour prendre la direction du 
Pentagone, rapporte le Washington Post. Donald Trump pense aussi 
à la sénatrice sortante du New Hampshire Kelly Ayotte, 48 ans, 
ajoute le quotidien. Parmi les autres candidats possibles 
figurent le général en retraite Joseph "Keith" Kellogg et le 
sénateur républicain de l'Alabama, Jeff Sessions, 69 ans.  
    Stephen Hadley, qui fut conseiller national à la sécurité 
sous la présidence de George W. Bush, est lui aussi susceptible 
d'être nommé à la tête du Pentagone. 
         
    SECRÉTAIRE D'ETAT 
    L'ancien maire du New York Rudy Giuliani apparaît désormais 
comme favori pour le poste de secrétaire d'Etat, a annoncé lundi 
une source proche du dossier.  
    John Bolton, ambassadeur auprès des Nations unies sous la 
présidence de George W. Bush, figure également parmi les 
candidats probables, ajoute-t-on de même source. 
    Giuliani, devenu pendant la campagne l'un des plus proches 
conseillers de Trump et son ardent défenseur dans divers 
programmes télévisés, est également cité pour le poste de 
ministre de la Justice ou de secrétaire à la Sécurité 
intérieure. 
    Les noms de Newt Gingrich, ancien président de la Chambre 
des représentants, et du sénateur du Tennessee Bob Corker ont 
également circulés. 
    Architecte de la "révolution conservatrice" des années 1990, 
Gingrich, 73 ans, qui a présidé la Chambre des représentants 
sous la présidence démocrate de Bill Clinton après la victoire 
républicaine aux élections intermédiaires de 1994, avait 
vainement tenté en 2012 de briguer l'investiture républicaine. 
    En janvier, à la veille du coup d'envoi des primaires, il a 
estimé que la campagne de Trump, par son style inhabituel et 
outrancier, constituait "une de ces grandes perturbations de 
nature à tout remodeler". Certaines sources le donnent aussi 
comme possible secrétaire à la Santé. 
    Agé de 64 ans, Bob Corker, élu du Tennessee, préside la 
commission des Affaires étrangères du Sénat. Les deux hommes 
avaient un temps étaient vus comme de possibles vice-présidents 
sur le "ticket" républicain, une position finalement échue au 
gouverneur de l'Indiana Mike Pence. 
    Le nom de Zalmay Khalilzad, ex-ambassadeur en Irak, a 
également été évoqué. 
     
    ATTORNEY GENERAL (MINISTRE DE LA JUSTICE) 
    L'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, serait le 
candidat le mieux placé pour ce poste, dit-on de source proche 
des discussions. Chris Christie, un temps très en vue, n'est 
plus dans la course, ajoute-t-on.  
     
    SECRÉTAIRE AU TRÉSOR 
    D'après le Wall Street Journal, qui cite son entourage, 
Trump envisage de nommer Jeb Hensarling, élu républicain du 
Texas à la Chambre des représentants, 59 ans. 
    L'intéressé a déclaré au WSJ qu'il en discuterait volontiers 
s'il était contacté. "Mais je ne m'attends pas un coup de 
téléphone. Ce n'est pas quelque chose pour lequel j'ai indiqué 
mon intérêt. Ce n'est pas un poste que je recherche, je pense 
être plutôt à une bonne place pour faire progresser notre 
cause", a ajouté l'élu. 
    Le CV de Jamie Dimon, directeur général de la banque 
JPMorgan Chase & Co  JPM.N , serait aussi épluché par les 
conseillers de Trump, selon CNBC qui ajoute que Dimon, 63 ans, 
pourrait ne pas être intéressé par ce poste. 
    Directeur financier de sa campagne électorale, Steven 
Mnuchin, ancien de Goldman Sachs, figure également parmi les 
choix possibles pour s'occuper des finances fédérales. 
     
    SECRÉTAIRE À L'INTÉRIEUR 
    Sarah Palin, ex-gouverneure républicaine de l'Alaska choisie 
en 2008 par John McCain pour former avec lui le "ticket" 
républicain face à Barack Obama et Joe Biden figure parmi les 
possibles candidats, de même que Jan Brewer, ancien gouverneur 
de l'Arizona. 
     
    SECRÉTAIRE À L'ÉNERGIE 
    Harold Hamm, un magnat du pétrole et du gaz, est en tête de 
la liste de Donald Trump pour le poste de secrétaire à l'Energie 
dans la future administration américaine, selon Kavin Kramer, 
élu républicain du Dakota du Nord à la Chambre des 
représentants. 
    Agé de 70 ans, le directeur général de la firme Continental 
Resources est devenu l'une des plus grosses fortunes du pays à 
la faveur du boom des gaz de schiste extraits par fracturation 
hydraulique dans le Dakota. Il s'est aussi rendu célèbre par son 
divorce à 975 millions de dollars en 2015. 
    Natif de l'Oklahoma, il a pris la parole lors de la 
convention républicaine de Cleveland qui a investi Trump. 
"Chaque fois qu'on nous interdit de forer un puits en Amérique, 
on finance le terrorisme", avait-il dit à cette occasion. 
    Si Hamm entre au gouvernement fédéral, il sera le premier 
secrétaire à l'Energie venant directement du secteur pétrolier 
depuis la création de ce poste, en 1977. 
     
    SECRÉTAIRE A L'EDUCATION 
    Le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, qui avait 
apporté son soutien à Donald Trump après s'être retiré de la 
course à l'investiture républicaine, est envisagé pour ce poste. 
    A 65 ans, cet homme issu d'un milieu pauvre, élevé par sa 
mère, a fini sa carrière au poste de directeur du service du 
neurochirurgie pédiatrique de l'hôpital John Hopkins de 
Baltimore, incarnant le modèle américain d'ascension sociale. 
Mais la presse a partiellement remis en cause sa biographie. 
     
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    LE POINT sur la victoire de Donald Trump:         
 
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LE POINT sur la victoire de Donald Trump      
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 (Steve Holland, Luciana Lopez, Susan Cornwell et Eric Beech; 
Henri-Pierre André, Danielle Rouquié et Julie Carriat pour le 
service français) 
 

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