ENCADRE-L'administration de Donald Trump se précise

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 (Actualisé avec Mattis à la Défense et le DG adjoint de Goldman 
Sachs pressenti à l'Energie) 
    WASHINGTON, 2 décembre (Reuters) - Le point sur la future 
administration que met sur pied Donald Trump. Le 45e président 
des Etats-Unis prendra ses fonctions le 20 janvier prochain. 
    Donald Trump et son vice-président élu Mike Pence ont 
rencontré plus de 70 candidats potentiels et se plaisent à 
entretenir le suspense sur certaines nominations.  
    Voici les noms des personnalités nommées ou pressenties pour 
les principaux postes au sein du prochain gouvernement 
américain.  
     
    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA MAISON BLANCHE    
    Le choix annoncé dès le 13 novembre de Reince Priebus, 
fidèle soutien durant la campagne électorale et qui est 
étroitement lié au président sortant de la Chambre des 
représentants Paul Ryan, est vu comme le signe de la volonté du 
président élu de coopérer avec ce dernier et avec un Congrès à 
majorité républicaine pour faire adopter ses projets. 
    Reince Priebus, qui préside le Comité national du Parti 
républicain (NRC) depuis 2011, avait selon le New York Times les 
faveurs de la fille de Trump, Ivanka, et de son gendre, Jared 
Kushner. Sa promotion pourrait mécontenter les partisans de 
Trump qui misaient sur lui pour "nettoyer" Washington de 
l'establishment politique habituel. 
       
    STRATÈGE EN CHEF 
    Nommé le même jour que Priebus, le controversé Stephen 
Bannon occupera le poste de "stratège en chef" à la Maison 
blanche. Ancien banquier chez Goldman Sachs, ex de la Navy, 
Stephen Bannon a rejoint l'équipe de campagne de Trump à la 
mi-août, à une époque où le candidat républicain était en grande 
difficulté dans les sondages. 
    La nomination de cet ancien patron du média 
ultraconservateur américain Breitbart News suscite des remous. 
Elle est vue comme un gage donné à l'extrême droite. 
PORTRAIT:  
     
    CONSEILLER A LA SÉCURITÉ NATIONALE 
    Ancien directeur de l'Agence du renseignement de la Défense 
(Defence Intelligence Agency), Michael Flynn, 57 ans, a été 
nommé le 18 novembre conseiller à la sécurité nationale de 
Donald Trump, auprès duquel il joué un rôle clef dans la 
campagne, prodiguant notamment des conseils en matière 
d'affaires internationales.  
    Ce général à la retraite estime avoir été injustement écarté 
de la DIA en 2014 pour avoir déclaré ses vérités sur la guerre 
contre l'extrémisme islamiste. PORTRAIT:   
     
    ATTORNEY GENERAL (MINISTRE DE LA JUSTICE) 
    Premier sénateur à avoir apporté son soutien à la 
candidature de Donald Trump, Jeff Sessions a été formellement 
désigné le 18 novembre au poste d'Attorney General dans la 
future administration. 
    Elu républicain de l'Alabama, Jeff Sessions, qui aura 70 ans 
le mois prochain, est un fidèle de l'homme d'affaires dont il 
partage beaucoup de points de vue, sur l'immigration ou le 
climat. 
    Ses déclarations passées sur les questions raciales 
pourraient en faire la cible des démocrates lors de son audition 
de confirmation devant le Sénat. PORTRAIT:   
     
    AMBASSADRICE DES ETATS-UNIS A L'ONU 
    Donald Trump a choisi la gouverneure de Caroline du Sud, 
Nikki Haley, pour être la nouvelle représentante permanente des 
Etats-Unis auprès des Nations unies. Fille d'immigrants venus 
d'Inde, l'élue républicaine, qui est âgée de 44 ans, et n'a que 
très peu d'expérience des affaires internationales, a soutenu 
deux rivaux de Trump durant la campagne des primaires avant de 
se rallier à lui du bout des lèvres. 
     
    DIRECTEUR DE LA CIA 
    Elu républicain du Kansas à la Chambre des représentants, 
Mike Pompeo va prendre la tête de l'Agence centrale du 
renseignement. Il siégeait à la commission du renseignement dans 
le Congrès sortant et a participé à la commission d'enquête sur 
l'attaque du consulat des Etats-Unis à Benghazi, en septembre 
2012, où l'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres 
Américains ont été tués.   
     
    SECRÉTAIRE D'ETAT 
    Donald Trump a rencontré ce lundi l'ex-général David 
Petraeus, ancien directeur de la CIA qu'il envisagerait selon 
plusieurs médias américains de nommer à la tête de la diplomatie 
américaine.   
    Agé de 64 ans, ce militaire, qui a dû démissionner de la 
direction de l'Agence centrale du renseignement en novembre 2012 
en raison d'une relation extraconjugale, a également commandé 
les forces américaines en Irak et en Afghanistan. 
    Mitt Romney, candidat à la présidentielle de 2012 et ancien 
gouverneur du Massachusetts, figure également parmi les 
candidats pressentis. 
    Mais Kellyanne Conway, proche conseillère de Trump, a 
publiquement déconseillé au président élu de le nommer sous 
peine de s'exposer à une vive réaction de rejet de ses 
partisans, Romney l'ayant critiqué avec virulence durant la 
campagne.   
    Parmi les autres prétendants possibles circulent les noms de 
Rudy Giuliani, ancien maire du New York et candidat malheureux à 
l'investiture républicaine en 2012, et Frances Townsend, 
ex-conseillère à la sécurité intérieure de George W. Bush, 
rencontrée lundi. 
    Sont également envisagés John Bolton, ambassadeur auprès des 
Nations unies sous la présidence de George W. Bush et "faucon" 
ayant poussé à l'intervention de 2003 en Irak, Bob Corker, élu 
du Tennessee et président de la commission des Affaires 
étrangères du Sénat, et Zalmay Khalilzad, ex-ambassadeur des 
Etats-Unis en Irak. 
         
    SECRÉTAIRE A LA DEFENSE 
    Le président élu a choisi le général des Marines à la 
retraite James Mattis comme secrétaire à la Défense.  
    Cet ancien officier de 66 ans surnommé "Mad Dog" est réputé 
pour son style direct, pour son expérience sur les théâtres 
irakien et afghan et pour sa méfiance envers l'Iran. 
    Si ce choix a toutes les chances de ravir les militaires 
américains, il va toutefois devoir franchir un obstacle 
administratif. 
    James Mattis n'a pris sa retraite qu'en 2013 or un 
secrétaire à la Défense doit avoir été civil pendant au moins 
sept ans avant de prendre la tête du Pentagone. Le Congrès peut 
toutefois lui accorder une exception et le passé militaire jugé 
glorieux de l'ancien officier pourrait dissuader les sénateurs 
démocrates de bloquer sa nomination.   
    D'autres noms avaient circulé, ceux de David Petraeus, 
ex-directeur de la CIA également envisagé au secrétariat d'Etat, 
Tom Cotton, sénateur de l'Arkansas, Jon Kyl, ancien sénateur de 
l'Arizona, Duncan Hunter, élu de Californie à la Chambre des 
représentants et membre de la Commission des forces armées de la 
Chambre, Jim Talent, ancien sénateur du Missouri et ex-membre de 
la Commission des forces armées du Sénat, et Kelly Ayotte, 
sénatrice sortante du New Hampshire et membre de la Commission 
des forces armées.  
 
    SECRÉTAIRE AU TRÉSOR 
    Donald Trump a choisi Steven Mnuchin, ancien de Goldman 
Sachs et directeur financier de sa campagne électorale, pour le 
poste de secrétaire américain au Trésor.       
    Mnuchin devient ainsi le premier secrétaire au Trésor issu 
de Wall Street depuis son ancien patron chez Goldman Sachs, 
Henry Paulson, qui a occupé le poste sous la présidence de 
George W. Bush et a dû affronter les premiers épisodes de la 
crise financière en 2008. 
    Il a été préféré par le président américain élu à plusieurs 
autres personnalités comme le directeur général de JPMorgan 
Chase  JPM.N , Jamie Dimon, ou encore le représentant 
républicain Jeb Hensarling, président de la puissante commission 
des Finances de la Chambre des représentants. 
     
    SECRÉTAIRE AU COMMERCE 
    Donald Trump a désigné le milliardaire Wilbur Ross au poste 
de secrétaire au Commerce. 
    Agé de 78 ans, Ross a participé à l'élaboration des 
propositions de Trump en matière commerciale durant la campagne 
électorale, notamment en ce qui concerne la dénonciation de 
l'Accord de libre-échange d'Amérique du Nord (Alena) avec le 
Canada et le Mexique entré en vigueur en 1994 et de l'entrée de 
la Chine au sein de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) en 
2001. Ces deux événements ont selon lui contribué à détruire 
massivement des emplois au sein de l'industrie américaine. 
    Wilbur Ross, dont la fortune est estimée par Forbes à 2,9 
milliards de dollars, dirige le fonds  W.L . Ross & Co. Il 
possède une participation dans ArcelorMittal ISPA.AS et siège au 
conseil d'administration du premier sidérurgiste mondial. 
     
    SECRÉTAIRE À L'INTÉRIEUR 
    Sarah Palin, ex-gouverneure de l'Alaska choisie en 2008 par 
John McCain pour former avec lui le "ticket" républicain, figure 
parmi les possibles candidats, de même que Jan Brewer, ancien 
gouverneur de l'Arizona. 
    Forrest Lucas, fondateur de la société Lucas Oil, et Robert 
Grady, capital-risqueur associé dans la société Gryphon 
Investors, auraient également des profils susceptibles de 
séduire Trump. 
     
    SECRÉTAIRE À L'ÉNERGIE 
    Harold Hamm, le magnat des hydrocarbures de l'Oklahoma, 
patron de Continental Resources  CLR.N , serait en tête de la 
liste de Trump pour le poste de secrétaire à l'Energie. Son nom 
circule aussi pour prendre la tête du secrétariat à l'Intérieur. 
    Le président élu envisagerait aussi de nommer à l'un ou 
l'autre poste la sénatrice du Dakota du Nord Heidi Heitkamp.  
    Agé de 70 ans, Harold Hamm, directeur général de la firme 
Continental Resources, est devenu l'une des plus grosses 
fortunes du pays à la faveur du boom des gaz de schiste extraits 
par fracturation hydraulique dans le Dakota. Il s'est aussi 
rendu célèbre par son divorce à 975 millions de dollars en 2015. 
    Sont aussi pressentis: Gary Cohn, directeur général adjoint 
de Goldman Sachs, Kevin Cramer, élu du Dakota du Nord à la 
Chambre des représentants, Larry Nichols, co-fondateur du groupe 
Devon Energy, James Connaughton, PDG de Nautilus Data 
Technologies et ancien conseiller de George W. Bush pour 
l'environnement, Robert Grady, dont le nom est aussi évoqué pour 
le secrétariat à l'Intérieur, et Joe Manchin, sénateur démocrate 
de Virginie-Occidentale. 
     
    SECRÉTAIRE À L'ÉDUCATION  
    Betsy DeVos, une riche donatrice du Parti républicain, 
ancienne présidente du parti républicain du Michigan et avocate 
du "school choice", qui permet que les fonds publics destinés à 
l'éducation soient utilisés dans tout type d'école, du public au 
privé en passant par l'enseignement à domicile, a accepté le 
poste que Donald Trump et son vice-président Mike Pence lui ont 
proposé.  
     
    SECRÉTAIRE À LA SANTÉ ET AUX SERVICES SOCIAUX 
    Le chirurgien et représentant républicain de la Géorgie Tom 
Price, adversaire notoire de l'"Obamacare", est nommé secrétaire 
à la Santé et aux Services sociaux. 
    Seema Verma, consultante spécialiste de la santé, est nommée 
à la tête des deux programmes publics de sécurité sociale 
destinés aux Américains les plus modestes et les plus âgés, 
Medicaid et Medicare.   
     
    SECRÉTAIRE AUX TRANSPORTS 
    Le président élu compte nommer l'ancienne secrétaire au 
Travail de George W. Bush, Elaine Chao, qui est la femme de 
l'actuel chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch 
McConnell, apprend-on dans l'entourage de Donald Trump. 
     
    SECRÉTAIRE AU LOGEMENT ET AU DÉVELOPPEMENT URBAIN 
    Ben Carson, neurochirurgien à la retraite et ancien candidat 
à la primaire républicaine, pourrait récupérer le portefeuille 
du Logement et du Développement urbain, a déclaré Donald Trump 
le mardi 22 novembre. 
     
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