ENCADRE-Francfort rêve d'attirer les banquiers de la City avec le Brexit

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    FRANCFORT, 24 juin (Reuters) - "On pleure deux fois quand on 
est muté à Francfort: une fois quand on arrive et une fois quand 
on part".  
    La formule est connue dans la capitale financière allemande, 
qui passe pour l'une des métropoles les plus ennuyeuses 
d'Europe. Mais avec le choix des Britanniques de quitter l'Union 
européenne, la ville dispose d'un argument de poids pour tenter 
de séduire les banquiers de la City. 
    Alors que Francfort est fréquemment décriée pour son absence 
d'âme, la pauvreté de son offre culturelle et son manque 
d'audace architecturale, la municipalité n'a pas attendu 
longtemps après le résultat du référendum de jeudi pour lancer 
une campagne de promotion à destination des institutions 
financières qui envisageraient de redéployer une partie de leurs 
effectifs londoniens.  
    Frankfurt Main Finance, l'organisme de promotion du centre 
financier local, a ainsi ouvert une ligne directe pour les 
entreprises intéressées et planifié des réunions de présentation 
à Londres et dans d'autres villes britanniques. 
    "Nous voulons adresser un message fort et clair: 'Bienvenue 
à Francfort. Comment pouvons-nous vous aider ?'", a déclaré son 
directeur, Hubertus Väth. 
    "La bannière de bienvenue est déployée et les portes de 
Francfort sont grandes ouvertes." 
    La ville natale de Goethe, où se trouve entre autres le 
siège de la Banque centrale européenne, compte environ 710.000 
habitants, moins d'un dixième de la population de 
l'agglomération londonienne. Elle espère attirer 10.000 salariés 
du secteur bancaire d'ici cinq ans, soit environ 2% des 
effectifs du secteur financier de la capitale britannique.  
    Mais puisque le Brexit nécessitera au moins deux ans de 
négociations, certains observateurs disent ne pas croire à un 
exode rapide de la City vers d'autres centres financiers. 
    "Les deux prochaines années seront marquées par beaucoup de 
changements et d'incertitudes et les banques vont attendre que 
la situation se décante avant de prendre des décisions 
importantes", dit ainsi Jan Pieter Krahnen, professeur de 
finance à l'université Goethe.  
     
 
 (Tina Bellon; Marc Angrand pour le service français) 
 
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  • R59 il y a 6 mois

    saucisses les anglais aiment ils les saucisses à la menthe? où le jambon-beurre?