ENCADRE-France-Neuf hôpitaux équipés pour traiter le virus Ebola

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LYON, 22 août (Reuters) - Neuf hôpitaux sont habilités en France à prendre en charge des patients contaminés par Ebola, à l'origine d'une crise sanitaire en Afrique de l'Ouest où quelque 2.500 personnes ont succombé au virus depuis mars. Une Française, membre de Médecins sans frontière (MSF), qui a contracté la maladie au Liberia, l'un des pays les plus touchés, devait être rapatriée jeudi en France. Elle sera soignée à hôpital d'instruction des armées Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), près de Paris. ( ID:nL6N0RJ2KU ) Au nombre des établissements concernés, l'hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon, dispose aussi dans son service des maladies infectieuses et tropicales d'un secteur et d'une chambre de haute sécurité P4, conçus pour prévenir les risques de contamination par accident ou volontaire (bioterrorisme). "Cette chambre, placée sous pression négative, empêche toute sortie d'éléments pathogènes", explique le professeur Christian Chidiac, chef de ce service hors normes. Le virus Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique potentiellement mortelle, se transmet par contact direct avec les liquides organiques (sang, salive, selles, vomissements...). Il n'existe à ce jour que des traitements expérimentaux contre la maladie. Pour accéder à la chambre sécurisée, les soignants, qui sont une poignée à être formés et habilités à y pénétrer, doivent se plier à un protocole très strict. Un premier sas d'accès fermé par des portes magnétiques conduit, à l'aide d'un code secret, à un second sas où le soignant doit revêtir, sous contrôle d'un membre du service, un équipement parfaitement étanche composé de combinaison, masque, gants, bottes Le passage dans un nouveau sas lui permet de préparer, dans la même atmosphère confinée, le matériel d'examen, de prélèvement et de soin. Puis c'est l'accès à la chambre d'isolement à différence de pression où se trouve le patient. La sortie de la chambre s'accompagne des mêmes précautions, ainsi que d'une douche. "Ce sont les Samu qui nous contactent pour nous signaler des cas suspects", précise le professeur Chidiac. "Il s'agit de personnes qui rentrent d'Afrique avec des symptômes grippaux et ont été potentiellement en contact avec des malades". Ces patients subissent alors un interrogatoire serré pour déterminer les risques réels de contact avec les infectés, puis le cas échéant sont hospitalisés dans ce service de haute sécurité pour y subir des examens. Le service de la Croix-Rousse est alerté tous les jours sur des cas potentiels. Deux cas considérés comme suspects se sont finalement avérés sans risque. (Catherine Lagrange, édité par Sophie Louet)

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