ENCADRE-France-Les candidats à l'investiture présidentielle à droite

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    PARIS, 22 août(Reuters) - Avec la déclaration de candidature 
de Nicolas Sarkozy ( ), treize candidats ont annoncé 
leur intention de briguer l'investiture de la droite et du 
centre en vue de l'élection présidentielle de 2017. 
    La liste des postulants à la primaire de la droite et du 
centre les 20 et 27 novembre est vraisemblablement close après 
l'annonce de l'ancien chef de l'Etat. 
    Les candidats du Parti Les Républicains (LR) ont jusqu'au 9 
septembre pour réunir les parrainages requis - 250 élus, dont au 
moins 20 parlementaires, répartis sur au moins 30 départements 
et 2.500 militants. Seuil que certains prétendants ne 
parviendront probablement pas à franchir. 
    Les éventuels candidats issus d'autres partis ne sont pas 
soumis aux mêmes conditions. 
    Voici les 12 autres candidats déclarés : 
          
    FRANÇOIS FILLON, 62 ans, député de Paris 
    Pour l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, la 
campagne des primaires ressemble à un marathon, entamé au 
printemps 2013. 
    Premier sur la ligne de départ, François Fillon n'a jamais 
réussi à prendre la tête dans les sondages, où il plafonne à 
environ 10%, pas plus qu'il n'est parvenu à convertir en 
intentions de vote le succès de son livre "Faire", paru en 2015. 
    Il dispose en revanche d'un solide réseau d'élus et d'une 
image d'homme d'expérience.    
     
    ALAIN JUPPÉ, 71 ans, maire de Bordeaux 
    L'ancien Premier ministre fait figure de favori depuis sa 
déclaration de candidature à l'été 2014. 
    Depuis deux ans, il a méthodiquement construit sa 
candidature, avec la publication d'ouvrages programmatiques, 
consacrés aux sujets régaliens ou à l'économie. 
    Le doyen de la primaire assume un positionnement proche du 
centre, qui lui permet de bénéficier du soutien de l'ancien 
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et de celui, plus 
inattendu, de l'écologiste et figure de la contestation 
étudiante de 1968 Daniel Cohn-Bendit. 
    L'héritier de Jacques Chirac a ainsi peaufiné une image 
d'homme de consensus, un peu plus de vingt ans après les grandes 
grèves de 1995 durant lesquelles, alors chef du gouvernement, il 
s'était montré "droit dans (ses) bottes".   
    Jusqu'à présent, tous les sondages lui sont largement 
favorables, même si sa cote de popularité s'est légèrement 
érodée ces dernières semaines. 
    Début juillet, un sondage Ipsos-Sopra Steria pour le Centre 
de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et Le Monde le 
créditait de 38% d'intentions de vote au premier tour, soit 
trois points de moins que lors d'une précédente enquête réalisée 
en mai. Dans ce même sondage, Nicolas Sarkozy était à 30%.  
     
    BRUNO LE MAIRE, 47 ans, député de l'Eure 
    Cet énarque passé par le cabinet de Dominique de Villepin à 
Matignon et le ministère de l'Agriculture se présente comme un 
homme neuf, capable de perturber le jeu entre candidats 
d'"ancien régime" et de transgresser les codes établis. 
    Par ses prises de position, il oscille entre le centre (il 
s'est abstenu lors du vote à l'Assemblée nationale sur le 
mariage homosexuel) et la droite de son parti (il plaide pour 
l'expulsion des ressortissants étrangers visés par une fiche S). 
        
    L'outsider de l'élection à la présidence de l'ex-UMP de 2014 
(29,18% des voix face à Nicolas Sarkozy) apparaît en troisième 
position des enquêtes d'opinion, devant François Fillon mais 
loin derrière le tandem Alain Juppé-Nicolas Sarkozy. 
          
    JEAN-FRANÇOIS COPÉ, 52 ans, député de Seine-et-Marne 
    Le maire de Meaux, qui n'a jamais fait mystère de ses 
ambitions présidentielles, a annoncé sa candidature le 14 
février après un an et demi de silence médiatique. 
    Contraint à la démission de la présidence de l'ex-UMP en mai 
2014 à la suite de l'affaire Bygmalion, un système présumé de 
fausses facturations destinées à masquer un dérapage supposé des 
dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il a puisé dans 
un tour de France les ressorts du "Sursaut français", titre d'un 
livre-programme paru en janvier. 
    Maintenant que son horizon judiciaire s'est dégagé, le défi 
consiste pour lui à réparer les dégâts causés sur son image par 
cette affaire et par la guerre avec François Fillon pour la 
présidence de l'ex-UMP, en 2012. 
     
    NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET, 43 ans, députée de l'Essonne 
    La benjamine des candidats cultive son profil atypique au 
sein des Républicains, celui d'une centriste, ambitieuse et 
rétive aux consignes de partis. 
    Ministre de l'Ecologie sous Nicolas Sarkozy, puis 
porte-parole du président-candidat en 2012, elle a par la suite 
pris ses distances avec l'ex-chef de l'Etat, lui reprochant une 
campagne trop droitière. 
    La rupture s'est encore aggravée au lendemain des élections 
régionales de décembre 2015, lorsque Nicolas Sarkozy a exclu de 
la direction des Républicains son ancienne protégée, coupable à 
ses yeux d'avoir trop bruyamment dénoncé la stratégie de son 
camp (elle s'était élevée contre le "ni-ni" consistant pour la 
droite à ne pas choisir entre la gauche et le Front national). 
    Cette ex-candidate à la mairie de Paris, battue par Anne 
Hidalgo en 2014, souffre pour l'instant de deux handicaps : son 
faible ancrage parmi les élus, indispensable dans la quête des 
parrainages requis, et des sondages peu flatteurs (moins de 5%). 
     
    FRÉDÉRIC LEFEBVRE, 52 ans, député des Français de l'étranger 
    Fervent sarkozyste lorsque Nicolas Sarkozy était au pouvoir, 
l'ancien secrétaire d'Etat s'est depuis 2012 converti aux vertus 
du dialogue transpartisan, un positionnement qui ne lui a pas 
permis de franchir la barre de 1% dans les sondages. 
     
    HERVÉ MARITON, 57 ans, député de la Drôme 
    Les chances d'Hervé Mariton, connu notamment pour avoir 
ferraillé à l'Assemblée nationale contre le mariage homosexuel, 
sont pour l'instant minces. Les sondages le créditent d'environ 
1% d'intentions de vote, voire moins. 
     
    NADINE MORANO, 52 ans, députée européenne 
    Ex-sarkozyste convaincue, elle est entrée en dissidence 
après la polémique créée par ses propos sur la France, un pays 
de "race blanche" selon elle, qui lui ont coûté son investiture 
pour les régionales de décembre dernier. 
    Elle peine à dépasser le seuil de 1% d'intentions de vote. 
     
    JACQUES MYARD, 69 ans, député-maire LR de Maisons-Laffitte 
(Yvelines) 
    Cet élu au verbe haut a déclaré sa candidature en avril pour 
"poser la question de la souveraineté de la France" contre 
"l'intégrisme européen". Vice-président du groupe d'amitié 
France-Syrie à l'Assemblée, il avait fait polémique en 
rencontrant Bachar al-Assad à Damas en février 2015 avec trois 
autres parlementaires. 
         
    JEAN-FRÉDÉRIC POISSON, 53 ans, président du Parti chrétien 
démocrate, député des Yvelines 
    Il est pour l'heure le seule candidat officiellement 
qualifié pour le premier tour de la primaire, en sa qualité de 
président du Parti Chrétien-démocrate, petit parti 
historiquement affilié à l'ex-UMP. En tant que candidat 
"autonome", il n'a pas à réunir de parrainages. Les sondages le 
créditent de moins de 1% des intentions de vote. 
     
    GEOFFROY DIDIER, 40 ans, vice-président du conseil régional 
d'Ile-de-France 
    Cet avocat de formation incarne l'aile droite des 
Républicains. Sa candidature a été vécue comme un affront par 
les sarkozystes. Lui répond qu'il "veut tuer le père" avec 
l'ambition de devenir ministre et de "proposer une manière neuve 
d'être et de faire". 
     
    HENRI GUAINO, 59 ans, député des Yvelines 
    L'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, dont il fut la plume à 
l'Elysée, a annoncé sa candidature en juin, en précisant 
toutefois qu'il pourrait se présenter directement à la 
présidentielle s'il n'obtenait pas les parrainages exigés pour 
la primaire. Il dit vouloir incarner la famille gaulliste, 
aujourd'hui orpheline, selon lui. 
 
 (Simon Carraud et Sophie Louet, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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