ENCADRE-France-La protection sociale, premier gisement d'économies

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* L'Etat sera le deuxième gisement d'économies * Une croissance moyenne des dépenses limitée à 0,2% en volume PARIS, 1er octobre (Reuters) - La protection sociale sera le premier gisement d'économies l'an prochain et les années suivantes, soit 20 milliards d'euros au total sur 50 milliards de réduction des dépenses promis par le gouvernement d'ici 2017, confirme le projet de budget 2015. Selon un document de synthèse diffusé par le ministère des Finances, la protection sociale participera à hauteur de 9,6 milliards d'euros aux 21 milliards d'économies programmés pour 2015, suivie par l'Etat et ses agences (7,7 milliards) et par les collectivités locales (3,7 milliards). Sur l'ensemble des années 2015-2017, le gouvernement prévoit 20 milliards de réduction des dépenses de protection sociale par rapport à ce que serait leur accroissement naturel, 19 milliards pour l'Etat et ses agences et 11 pour les collectivités locales. Les dépenses d'assurance maladie participeront à cet effort à hauteur de 3,2 milliards d'euros en 2015, comme prévu par le projet de loi de financement de la protection sociale (PLFSS) qui sera présenté le 8 octobre en conseil des ministres. Sur 2015-2017, le gouvernement prévoit que la contribution de l'assurance maladie s'élèvera à dix milliards d'euros. Concernant l'Etat, il prévoit pour 2015 1,4 milliard d'euros d'économies sur la masse salariale des administrations, grâce au gel du point d'indice de la fonction publique, contribuant à une "progression strictement maîtrisée des rémunérations", et à une stabilisation des effectifs, précise Bercy. Quelque 2,1 milliards d'économies seront réalisées sur les dépenses de l'appareil productif de l'Etat - dématérialisation des relations avec les citoyens, optimisation de la politique immobilière et des achats de l'Etat, sélectivité accrue des investissements, etc. MINISTÈRES ET AGENCES À LA DIÈTE Les concours aux agences participeront à l'effort de maîtrise des dépenses à hauteur de 1,9 milliard d'euros, avec notamment une réduction de 1,1 milliard des ressources fiscales qui leur sont affectées l'année prochaine. Enfin, le gouvernement programme 2,4 milliards d'économies sur les dépenses d'intervention de l'Etat (subventions aux associations et entreprises, prestations versées aux ménages). Pour les seuls ministères, l'ensemble de ces efforts entraînera une baisse des dépenses de 1,8 milliard d'euros en 2015 et de 2,3 milliards à l'horizon 2017. La baisse des dotations budgétaires de l'Etat aux collectivités territoriales permettra de "ramener la progression de l'ensemble de (leurs) ressources à un rythme proche de l'inflation sur les trois prochaines années", précise Bercy. Le gouvernement prévoit la poursuite de la baisse des dépenses publiques au rythme de 14,5 milliards d'euros en 2016 et 2017, pour arriver aux 50 milliards promis. "La mise en oeuvre du programme d'économies de 50 milliards d'euros permettra de limiter la croissance moyenne des dépenses publiques à 0,2% en volume sur la période 2015-2017, hors crédits d'impôts", souligne le ministère des Finances. Cela se traduira par une baisse du poids des dépenses publiques dans le produit intérieur brut (PIB): de 56,5% en 2014, elles passeront à 56,1% en 2015, 55,6% en 2016 et 54,5% en 2017, prévoit Bercy dans son document. (Emmanuel Jarry, édité par Marc Joanny)

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