ENCADRE-France-A droite, des programmes très libéraux

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    PARIS, 18 novembre (Reuters) - Réduction des dépenses de 
l'Etat, baisse du nombre de fonctionnaires, report de l'âge de 
départ à la retraite et augmentation du temps de travail : les 
principaux candidats à la primaire de la droite les 20 et 27 
novembre pour l'élection présidentielle de 2017 font assaut de 
propositions fortement teintées de libéralisme pour redresser 
l'économie de la France.  
    Voici les principales propositions des trois candidats qui, 
selon les sondages, ont une chance de se qualifier pour le 
second tour de la primaire. 
     
    * ALAIN JUPPÉ  
     
- Réduction des dépenses publiques entre 80 et 100 milliards 
d'euros sur cinq ans ; 
- Réduction du nombre de fonctionnaires de l'ordre de 250.000 à 
300.000 et rétablissement de deux jours de carence dans la 
fonction publique ; 
- Suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 
2018 ; 
- Report progressif de l'âge de départ légal à la retraite à 65 
ans entre 2018 et 2026 ; 
- Sortie des 35 heures en fixant à 39 heures la durée de 
référence du travail ; les entreprises auront deux ans pour 
négocier la durée du travail à 36, 37, 38 ou 39 heures ; en 
l'absence d'accord, la durée de référence sera fixée à 39 ; 
- Allègement du coût du travail avec "zéro charges patronales" 
au niveau du smic, puis dégressif jusqu'à 1,8 smic ; 
- Inscription dans le contrat de travail à durée déterminée 
(CDI) de motifs prédéterminés de rupture "encadrés par la loi et 
homologués par l'administration" ; 
- Baisse de dix milliards d'euros des cotisations familiales ; 
- En contrepartie, hausse du taux normal de TVA de 20 à 21% ; 
- Imposition forfaitaire des plus-values, dégressive selon la 
durée de détention jusqu'à 25% au bout de six ans ; 
- Baisse de l'impôt sur les sociétés de 11 milliards d'euros ; 
- Baisse de deux milliards d'euros "environ" de l'impôt sur le 
revenu en faveur des familles, avec un relèvement du quotient 
familial de 1.500 à 2.500 euros par demi-part. 
     
    * NICOLAS SARKOZY  
     
- Réduction du nombre d'agents des fonctions publiques d'Etat et 
territoriale à hauteur de 300.000 avec rétablissement de la 
règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à 
la retraite ; 
- Temps de travail porté de 35 à 37 heures payées 37 dans la 
fonction publique d'Etat ; 
- Instauration de deux jours de carence dans la fonction 
publique en cas d'arrêt maladie ; 
- Accroissement progressif de l'âge de départ à la retraite à 63 
ans dès 2020, puis à 64 ans à partir de 2025, suppression des 
régimes spéciaux et alignement du public sur le privé ; 
- Dégressivité des allocations chômage ; 
- Instauration d'une aide sociale unique ; 
- Dispositif "zéro charge" sur le smic ; 
- Nouveau barème pour les cotisations patronales entre 35 heures 
et 39 heures ; 
- Réduction des charges sur les salaires des employés à domicile 
; 
- Transformation du Crédit d'impôt pour la compétitivité et 
l'emploi (CICE) en baisses de charges durables ; 
- Baisse du taux de l'impôt sur les sociétés à 30% ; 
- Baisse de 10% de chaque taux du barème de l'impôt sur le 
revenu et Suppression de l'ISF. 
     
    * FRANÇOIS FILLON 
    - Réduction de 110 milliards d'euros de la dépense publique 
sur cinq ans ; 
- Report de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans ; 
- Ramener le taux de chômage à 7% d'ici 2022 ; 
- "Flat tax" à 30% sur la fiscalité du capital ; 
- Suppression de l'ISF ; 
- Suppression des emplois aidés et réorientation de leur budget 
vers l'alternance ; 
- Suppression des 35 heures, passage à 39 heures dans les trois 
fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière), ce qui 
équivaudrait à la suppression de 500.000 emplois publics sur 
cinq ans ; 
- Rétablissement d'un jour de carence dans la fonction publique 
; 
- Incitation du secteur marchand à passer à 39 heures 
hebdomadaires par des accords d'entreprise ; 
- Hausse de 3,5% des deux taux supérieurs de TVA ; 
- Harmonisation des régimes de retraite du public et du privé ; 
- Baisse de 50 milliards des charges et impôts sur les 
entreprises ; 
- Mise en place d'un contrat de travail unique ; 
- Création d'une prestation sociale unique ; 
- Création d'un nouveau contrat de travail avec des modalités de 
rupture prédéfinies et progressives ; 
- Dégressivité des allocations chômage ; 
- Alignement des régimes retraite du public et du privé. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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