ENCADRE-France 2017-Propositions de Macron pour le prochain quinquennat

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    par Emmanuel Jarry 
    PARIS, 23 novembre (Reuters) - L'ex-ministre de l'Economie, 
Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle de 2017, 
publie jeudi un livre dans lequel présente les grandes lignes de 
son projet.    
     
    RÉDUCTION DES DÉPENSES PUBLIQUES 
    Pour Emmanuel Macron, s'il n'est pas "pertinent de viser 
l'équilibre des comptes publics dans le contexte" actuel, il 
n'en faut pas moins réduire les dépenses publiques : "Plus que 
le déficit, le pilotage de nos comptes publics devrait passer 
par la fixation d'un objectif de dépenses publiques." 
         
    INVESTISSEMENTS PUBLICS 
    Trois domaines prioritaires : éducation et formation, 
transition écologique et déploiement de la fibre numérique sur 
l'ensemble du territoire planifié sur cinq ans. 
     
    FISCALITÉ 
    Emmanuel Macron promet une fiscalité qui "récompense la 
prise de risque" et l'innovation et laisse entrevoir une réforme 
de l'ISF : "Notre fiscalité, et j'inclus ici l'actuel impôt sur 
la fortune, ne doit plus pénaliser ceux qui réussissent de leur 
vivant et investissent dans les entreprises et l'innovation." 
     
    ENTREPRISES 
    Il propose de transformer en allègements de charges le 
crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et promet "d'autres 
allègements et suppressions de cotisations sociales patronales", 
financés par des économies sur la dépense publique et une 
fiscalité sur la pollution ou la consommation. 
    Il suggère également de réduire les cotisations salariales 
ou payées par les travailleurs indépendants pour "augmenter 
sensiblement les salaires nets sans alourdir le coût du travail 
ni détériorer la compétitivité ou l'emploi". 
    Il estime en revanche que le compte pénibilité, mis en place 
par l'actuel gouvernement mais contesté par le patronat, ne peut 
pas être appliqué "partout de la même manière". 
     
    SÉCURITÉ 
    Emmanuel Macron propose de rétablir une police de proximité 
et un dispositif de renseignement territorial. 
    Il promet également de créer une "cellule centrale de 
traitement des données de masse de renseignement", à l'instar de 
ce qui existe aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, et de veiller à 
une articulation police-justice "plus efficace". 
    "Ce sont 10.000 fonctionnaires de police et de gendarmerie 
qu'il faut recruter dans les trois prochaines années", dit-il.  
    A quoi s'ajouterait la formation volontaire de 30.000 à 
50.000 jeunes femmes et hommes pour la réserve opérationnelle. 
 
    DROIT DU TRAVAIL 
    Emmanuel Macron souhaite "changer profondément la 
construction (du) droit du travail et permettre aux accords de 
branche et aux accords d'entreprise de déroger à la loi par 
accord majoritaire sur tous les sujets souhaités." 
    Il propose un "mécanisme clair de financement" des syndicats 
pour renforcer leur légitimité et leur donner les moyens de 
négocier. Ce sont les salariés qui orienteront vers le syndicat 
de leur choix des ressources apportées par l'entreprise. 
    Emmanuel Macron promet également la mise en place d'un 
plancher et d'un plafond pour les dommages et intérêts accordés 
par les prud'hommes en cas de licenciement. 
     
    PROTECTION SOCIALE 
    - Réforme de la formation professionnelle, avec bilan de 
compétences, "obligation de sérieux et d'assiduité" pour les 
bénéficiaires et une palette d'options, des remises à niveau de 
quelques semaines aux formations longues d'un ou deux ans ; 
    - en contrepartie, renforcement des contrôles et des 
exigences en matière de recherche d'emploi et de formation : "Au 
bout d'un certain temps de chômage, qui ne se forme pas n'est 
pas indemnisé", de même qu'un bénéficiaire qui refuserait une 
offre d'emploi "raisonnable" à l'issue de la formation ; 
    - ouverture des droits à l'assurance chômage aux salariés 
démissionnaires, pour leur permettre une requalification ou une 
formation, ainsi qu'aux indépendants, commerçants et artisans ; 
    - financement de l'assurance chômage par l'impôt et non plus 
par des cotisation sociales, l'Etat en assumant la gestion en 
lieu et place des partenaires sociaux ; 
    - Emmanuel Macron dit en revanche ne pas croire du tout à la 
dégressivité des allocations chômage, ni au "revenu universel". 
     
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • noterb1 il y a une semaine

    Il ne lui reste qu'à mettre des chiffres devant tout cela . Car un livre , n'importe qui peut en faire autant .