ENCADRE-Communiqué publié après les discussions sur la Syrie à Vienne

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VIENNE, 30 octobre (Reuters) - Voici le texte du communiqué commun publié vendredi après les discussions qui se sont tenues à Vienne au niveau des ministres des Affaires étrangèes de 17 pays sur l'avenir politique de la Syrie après plus de quatre années de guerre civile. L'Union européenne et les Nations unies étaient également représentées. La version française ci-dessous est une traduction de l'anglais faite par Reuters. TEXTE Réunis le 30 octobre 2015 à Vienne, la Chine, l'Egypte, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, l'Iran, l'Irak, l'Italie, la Jordanie, le Liban, Oman, le Qatar, la Russie, l'Arabie saoudite, la Turquie, les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni, les Nations unies et les Etats-Unis, appelés ci-dessous les "participants" ont discuté de la situation en Syrie, qui est grave, et sur la façon de mettre fin aux violences le plus vite possible. Les participants ont eu une discussion franche et constructive, couvrant les principales questions. Si des divergences substantielles demeurent entre les participants, ceux-ci sont parvenus à un accord mutuel sur les points suivants : 1. L'unité, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie, ainsi que son caractère laïque, sont fondamentaux. 2. Les institutions de l'Etat resteront intactes. 3. Les droits de tous les Syriens, sans tenir compte de leur origine ethnique ou religieuse, doivent être protégés. 4. Il est impératif d'accélérer tous les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. 5. L'accès humanitaire sera assuré sur la totalité du territoire de la Syrie, et les participants augmenteront leur soutien aux personnes déplacées à l'intérieur du pays, aux réfugiés et aux pays d'accueil. 6. Daech (l'Etat islamique) et les autres groupes terroristes, désignés comme tels par le Conseil de sécurité de l'Onu et comme convenu par les participants, doivent être vaincus. 7. Conformément au Communiqué de Genève de 2012 et à la résolution 2118 du Conseil de sécurité des Nations unies, les participants ont invité l'Onu à réunir les représentants du gouvernement de Syrie et l'opposition syrienne pour un processus politique menant à un système de gouvernement crédible, ouvert à tous, non communautaire, suivi par une nouvelle constitution et des élections. Ces élections doivent être organisées sous la supervision des Nations unies (...) et devront répondre aux normes internationales les plus élevées en matière de transparence et de fiabilité, être libres et équitables et avec tous les Syriens, diaspora comprise, habilités à y participer. 8. Ce processus politique sera mené par les Syriens et appartiendra aux Syriens. Le peuple syrien décidera de l'avenir de la Syrie. 9. Avec les Nations unies, les participants étudieront les modalités et la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu au niveau national à engager à une date précise et parallèlement à ce processus politique renouvelé. Les participants passeront les prochains jours à travailler à rapprocher des domaines de désaccord restant et à approfondir les points d'entente. Les ministres se réuniront d'ici deux semaines pour poursuivre ces discussions. (Louis Charbonneau; Danielle Rouquié pour la version française)

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  • phiphou le vendredi 30 oct 2015 à 22:06

    N'est- ce pas honteux de constater que la diplomatie française en est réduite à se comporter en laquais servile des régimes dictatoriaux Qataris et saoudiens ?