ENCADRE-Ce que l'on sait des auteurs des attaques et de leurs complices

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PARIS, 22 novembre (Reuters) - L'enquête se poursuit sur les auteurs des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis et sur le déroulement de ces attaques, revendiquées par l'Etat islamique, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés. Trois commandos coordonnés disposant d'"un véritable arsenal d'armes de guerre" et ayant mis en place "une importante logistique", selon le parquet de Paris, ont opéré : un commando a attaqué des bars et restaurants des Xe et XIe arrondissements pendant qu'un autre visait le Bataclan et qu'un dernier déclenchait des explosions près du Stade de France. Le Belge d'origine marocaine Abdelhamid Abaaoud, l'une des figures de l'EI tuée le 18 novembre lors d'un assaut du RAID à Saint-Denis, au nord de Paris, est considéré comme l'un des chefs opérationnels des attaques. Sept des huit personnes placées en garde à vue à la suite de l'assaut du 18 novembre ont été laissées libres le 21 novembre. Les procédures d'identification se poursuivent pour plusieurs suspects tués. * APPARTEMENT DE SAINT-DENIS ABDELHAMID ABAAOUD, mort Soupçonné d'être l'un des chefs opérationnels des attentats du 13 novembre, ce Belge d'origine marocaine âgé de 28 ans est mort lors de l'assaut mené mercredi par les forces de l'ordre contre un appartement du centre-ville de Saint-Denis. Le nom de cette figure de la propagande de l'Etat islamique (EI) était apparu dans plusieurs enquêtes de l'antiterrorisme en France et en Belgique. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré qu'il semblait avoir été impliqué dans quatre des "six attentats évités ou déjoués par les services de renseignements français depuis le printemps 2015". Des images de vidéosurveillance le montrent pénétrant dans le métro parisien le soir des attentats, selon une source judiciaire. ID:nL8N13D3FT HASNA AIT BOULAHCEN, morte Cette femme de 26 ans, dont le passeport a été retrouvé dans les décombres de l'appartement, a été identifiée. Elle serait, d'après une source proche du dossier, la "cousine" d'Abdelhamid Abaaoud, mais ce terme pourrait ne pas impliquer de lien familial. La justice a établi qu'elle n'était pas morte en kamikaze, comme évoqué initialement, mais tuée lors de l'intervention. UN AUTRE MORT, en cours d'identification * AU BATACLAN Les trois assaillants sont arrivés à bord de la Polo. Un téléphone portable appartenant probablement à l'un des responsables des attentats a été trouvé dans une poubelle non loin de la salle de concert. Il contenait un plan détaillé du Bataclan et le message "On est parti, on commence", envoyé à 21h42. ISMAËL OMAR MOSTEFAÏ, mort Âgé de 29 ans, Ismaël Omar Mostefaï est né à Courcouronnes (Essonne) et a vécu à Chartres. Il a été identifié par l'empreinte d'un de ses doigts retrouvé au Bataclan. Connu de la justice pour des faits de droit commun, il a été condamné à huit reprises entre 2004 et 2010 sans jamais être incarcéré. En 2010, il a fait l'objet d'une fiche S pour radicalisation, mais il n'a jamais été impliqué dans des filières djihadistes. SAMY AMIMOUR, mort Âgé de 28 ans, Samy Aminour est originaire de Drancy (Seine-Saint-Denis). Connu de la justice antiterroriste, il a été mis en examen le 19 octobre 2012 pour association de malfaiteurs terroriste en lien avec un projet avorté de départ vers le Yémen. Il avait alors été placé sous contrôle judiciaire, mais il a disparu à l'automne 2013, et a réussi à se rendre en Syrie. Il faisait depuis le 20 octobre 2013 l'objet d'un mandat d'arrêt international. ID:nL8N13C270 UN TROISIÈME ASSAILLANT, mort *DANS LES Xe et XIe ARRONDISSEMENTS Un commando de trois hommes a circulé à bord d'une Seat noire. Trois kalachnikovs, cinq chargeurs pleins, onze vides et trois couteaux ont été retrouvés à bord du véhicule, retrouvé à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Une empreinte digitale d'Abdelhamid Abaaoud a été relevée sur une des trois armes. SALAH ABDESLAM, recherché Cet homme, né le 15 septembre 1989 à Bruxelles, s'est échappé et fait l'objet d'un appel à témoins lancé par la police française. "Dangereux", selon la police, il a fait l'objet le 14 novembre d'un contrôle routier à Cambrai (Nord). Son nom n'était alors pas encore apparu dans le cadre de l'enquête et il a donc été laissé libre. Mohamed Amri et Hamza Attou, deux hommes se trouvant avec lui à bord du véhicule contrôlé, ont depuis été inculpés et incarcérés en Belgique. Ils étaient venus à Paris dans la nuit de vendredi à samedi pour reconduire Abdeslam en Belgique. L'avocate d'Hamza Attou a déclaré le 21 novembre sur LCI que Salah Abdeslam était "peut-être (...) prêt à se faire sauter". l y a plusieurs hypothèses à envisager : était-il de la partie, était-il un support logistique, devait-il se faire exploser (...), n'a-t-il pas eu le courage de le faire? On ne sait pas", a dit Me Carine Couquelet. Les contrats de location de deux des trois véhicules utilisés par les auteurs des attaques de vendredi étaient à son nom, le dernier étant au nom de son frère Brahim. BRAHIM ABDESLAM, mort Ce Français résidant en Belgique, auteur de l'attentat suicide contre le Comptoir Voltaire, dans le XIe arrondissement de Paris, a été identifié grâce au relevé de ses empreintes digitales. Agé de 31 ans, il est le frère de Salah Abdeslam. UN TROISIÈME HOMME, non identifié * AU STADE DE FRANCE BILAL HADFI, mort Auteur de l'un des attentats-suicides, ce Français de 20 ans résidait en Belgique. DEUX KAMIKAZES CONTRÔLÉS ENSEMBLE EN GRÈCE LE 3 OCTOBRE 2015, morts tous les deux. Les empreintes papillaires de ces deux kamikazes correspondent à celles de deux personnes ayant été contrôlées en Grèce le 3 octobre dernier. Un passeport syrien au nom d'Ahmad al Mohammad, né à Idlib il y a 25 ans, avait été retrouvé à côté de l'un des deux corps. Les enquêteurs pensent qu'il s'agit d'un document authentique mais n'appartenant pas au djihadiste, d'après une source proche du dossier. Un appel à témoins a été lancé par la police française pour identifier ces deux hommes. (Chine Labbé, Myriam Rivet, Sophie Louet) PARIS, 23 novembre (Reuters) - L'enquête se poursuit sur les auteurs des attentats du 13 novembre et sur le déroulement de ces attaques, revendiquées par l'Etat islamique, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés. Un commando a attaqué des bars et restaurants des Xe et XIe arrondissements pendant qu'un autre visait le Bataclan et qu'un dernier déclenchait des explosions près du Stade de France. Les enquêteurs s'interrogent par ailleurs sur un éventuel attentat avorté dans le XVIIIe arrondissement. ABDELHAMID ABAAOUD, mort Soupçonné d'être l'un des chefs opérationnels des attentats, ce Belge d'origine marocaine âgé de 28 ans est mort lors de l'assaut mené mercredi par les forces de l'ordre contre un appartement du centre-ville de Saint-Denis. Le nom de cette figure de la propagande de l'Etat islamique (EI) était apparu dans plusieurs enquêtes de l'antiterrorisme en France et en Belgique. Selon Bernard Cazeneuve, il aurait été impliqué dans quatre des "six attentats évités ou déjoués par les services de renseignements français depuis le printemps 2015". Sa présence à bord de la Seat qui a attaqué des bars et restaurants des Xe et XIe arrondissements de Paris est désormais établie, selon une source proche de l'enquête. Son empreinte digitale a en effet été relevée sur une des trois armes retrouvée dans ce véhicule, puis, à 22H14, les images de vidéosurveillance le montrent entrant dans le métro à la station Croix de Chavaux, non loin de Montreuil, où la voiture a été abandonnée. HASNA AIT BOULAHCEN, morte Cette femme de 26 ans, dont le passeport a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis, a mené les enquêteurs sur la piste d'Abdelhamid Abaaoud. Elle serait, d'après une source proche du dossier, sa "cousine", et l'aurait récupéré dans un entrepôt d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) la veille de l'assaut de Saint-Denis. ISMAËL OMAR MOSTEFAÏ, mort Âgé de 29 ans, Ismaël Omar Mostefaï, l'un des assaillants du Bataclan, est né à Courcouronnes (Essonne) et a vécu à Chartres. Il a été condamné à huit reprises entre 2004 et 2010 sans jamais être incarcéré. En 2010, il a fait l'objet d'une fiche S pour radicalisation, mais il n'a jamais été impliqué dans des filières djihadistes. SAMY AMIMOUR, mort Âgé de 28 ans, Samy Aminour, qui s'est fait exploser au Bataclan, est originaire de Drancy (Seine-Saint-Denis). Il a été mis en examen le 19 octobre 2012 pour association de malfaiteurs terroriste en lien avec un projet avorté de départ vers le Yémen. Il avait alors été placé sous contrôle judiciaire, mais il a disparu à l'automne 2013, et a réussi à se rendre en Syrie. Il faisait depuis le 29 octobre 2013 l'objet d'un mandat d'arrêt international - renouvelé le 20 octobre 2015 -, après avoir violé son contrôle judiciaire plus d'un mois auparavant. Il devait être jugé en janvier prochain à Paris. BRAHIM ABDESLAM, mort Ce Français résidant en Belgique, auteur de l'attentat suicide contre le Comptoir Voltaire, dans le XIe arrondissement de Paris, a été identifié grâce au relevé de ses empreintes digitales. Agé de 31 ans, il est le frère aîné de Salah Abdeslam, actuellement recherché. BILAL HADFI, mort Auteur de l'un des attentats-suicides à proximité du Stade de France, ce Français de 20 ans résidait en Belgique. DEUX KAMIKAZES CONTRÔLÉS EN GRÈCE, morts Les empreintes papillaires de ces deux kamikazes du Stade de France correspondent à celles de deux personnes ayant été contrôlées en Grèce le 3 octobre dernier. Un passeport syrien au nom d'Ahmad al Mohammad, né à Idlib il y a 25 ans, a été retrouvé à côté de l'un des deux corps. Les enquêteurs pensent qu'il s'agit d'un document authentique mais n'appartenant pas au djihadiste, d'après une source proche du dossier. Un appel à témoins a été lancé par la police française pour identifier les deux hommes. SALAH ABDESLAM, recherché A 26 ans, Salah Abdeslam, locataire de deux des trois véhicules utilisés par les auteurs des attaques du 13 novembre, s'est échappé et fait l'objet d'un appel à témoins lancé par la police française. Les enquêteurs pensent qu'il a conduit la Clio retrouvée mardi dernier dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où Daech a mystérieusement revendiqué une attaque qui n'a pas eu lieu. Ils s'interrogent donc sur son possible rôle dans un éventuel attentat avorté, auquel il aurait renoncé, selon les déclarations de son frère et de deux hommes inculpés en Belgique après l'avoir exfiltré de France. "Dangereux", selon la police, il a fait l'objet le 14 novembre d'un contrôle routier à Cambrai (Nord), mais a été laissé libre, son nom n'étant pas encore apparu dans l'enquête. Il est aujourd'hui l'homme le plus recherché d'Europe. RESTENT À IDENTIFIER - Un homme mort de l'assaut de Saint-Denis, qui pourrait être le 3e homme de la Seat. - Un kamikaze du Bataclan. (Chine Labbé)

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