En visite à La Réunion, François Bayrou veut encore y croire

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FRANÇOIS BAYROU VEUT ENCORE Y CROIRE
FRANÇOIS BAYROU VEUT ENCORE Y CROIRE

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (Reuters) - "En 2002, la campagne s'est jouée dans les 48 dernières heures", a déclaré lundi le candidat du MoDem à l'élection présidentielle François Bayrou, à l'issue d'un déplacement de deux jours sur l'île de La Réunion.

Pour le leader centriste, à qui les sondages prédisent un score à peine supérieur à 10% le 22 avril prochain, l'important est "de rencontrer le plus grand nombre de Français dans le plus grand nombre d'occasions" au cours des deux prochaines semaines.

Loin de promettre "de la sueur, du sang et des larmes" en multipliant les mises en garde contre la montée de la dette , François Bayrou s'est une nouvelle fois présenté comme le candidat "de l'espoir" en exhortant la France à "s'en sortir, comme elle l'a fait après 1958 sous l'impulsion du général de Gaulle".

Au cours de ses deux journées passées sur le sol réunionnais, le député des Pyrénées Atlantiques a multiplié les attaques contre la campagne de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, "marquée par la plus grande désinvolture" vis-à-vis des finances de l'Etat.

"On a une campagne qui passe deux jours sur le permis de conduire, alors que ces mesures existent déjà", a-t-il déploré, rappelant que l'étude du Code de la route dès le collège figurait dans son programme.

S'il ne s'est pas exprimé sur ses chances de figurer au second tour, le candidat béarnais a salué un article de Jacques Attali titré "7 mai, gueule de bois".

L'économiste y décrit des lendemains d'élection présidentielle difficiles, que son vainqueur soit l'un ou l'autre des deux favoris, sous la pression des marchés financiers. "C'est exactement mon opinion", a dit François Bayrou.

Au fil d'un programme marathon dans le département français de l'océan Indien, le candidat centriste a égrené ses propositions pour l'outre-mer, visant à faire baisser le coût du travail et les prix du transport on encore à développer la production agricole locale.

"Les responsables politiques français traitent l'Outre-mer comme s'il était une charge financière, alors qu'il est une des grandes chances d'avenir de la France, deuxième puissance maritime mondiale", puisque "le XXIème siècle sera le siècle de la mer", a-t-il déclaré en inaugurant une permanence électorale.

Sur l'île de la Réunion, François Bayrou bénéficie du soutien de Nassimah Dindar, présidente du conseil général, une ex-UMP qui se présente aux élections législatives sous les couleurs de la formation centriste.

Bernard Grollier, édité par Marine Pennetier

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