En Tunisie, un remaniement de gouvernement ne calme pas la rue

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Les premiers tiraillements entre manifestants apparaissent à Tunis.

«1, 2, 3….» Debout comme un pic, Rafed Bin Khalifa compte les jours écoulés depuis qu'il a planté son campement de fortune en plein cœur de la Casbah. Autour de lui, une foule en colère continue à piétiner la place principale qui mène au bureau du premier ministre. Empilés contre les murs, les matelas de la nuit passée font office de banquettes. «Nous ne bougerons pas d'ici tant que le gouvernement ne tombera pas!», s'insurge ce mécanicien venu de Sidi Bouzid, désormais tristement célèbre depuis l'immolation du jeune Mohammed Bouazizi. Les promesses de remaniement ministériel, annoncées lundi soir, n'ont pas suffi à apaiser les quelques milliers de protestataires, essentiellement débarqués, comme lui, des villes «martyres» du centre du pays. Mabrouk Ghadbani, 23 ans, est l'un d'eux. Boulanger au chômage, il a fait le voyage en bus de Kasserine, où sont tombées plus de la moitié des victimes de la révolution tunisienne. «Mon meilleur ami est mort pour cet

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