En Tunisie, les médias s'émancipent 

le
0
À l'approche des élections du 24 juillet, les journalistes ont basculé de l'euphorie au désarroi. Il faut tout apprendre.

Envoyée spéciale à Tunis

Raoudha Tahar a longtemps été la Claire Chazal de la première chaîne de télévision publique tunisienne. Elle connaît tous les rouages d'un «système » qu'elle qualifie sans hésitation de «pourri ». Chaque jour, raconte Raoudha, «nous devions consacrer la moitié environ du JT de 20 heures aux activités officielles du président et de son épouse Leila. À vrai dire, ces trois dernières années, ce timing avait un peu changé : Monsieur n'avait droit qu'à dix minutes contre quinze minutes pour Madame.»

Impitoyable cahier des charges imposé à la quasi-totalité des médias tunisiens jusqu'au 14 janvier dernier, c'est-à-dire jusqu'à la fuite du «tyran». Zine el-Abidine Ben Ali a laissé derrière lui un champ de ruines médiatiques et à l'approche d'une échéance cruciale - l'élection, le 24 juillet, d'une Assemblée constituante qui décidera de l'avenir de la Tunisie -, les journalistes ont basculé de l'euphorie au désarro

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant