En Tunisie, les entreprises françaises dans l'incertitude

le
0
Les filiales d'entreprises françaises en Tunisie pourraient pâtir de la tolérance passée du gouvernement français à l'égard régime de Ben Ali. Même si la conjoncture économique tunisienne devrait globalement profiter de la fuite de l'ancien président.

Après le départ du clan Ben Ali, une nouvelle ère s'ouvre aussi pour les 1250 filiales d'entreprises françaises présentes en Tunisie. En donnant un coup d'arrêt à une corruption endémique, la révolution devrait donner une bouffée d'oxygène à l'économie tunisienne. Mais la tolérance de Paris à l'égard de l'ancien régime et les partenariats conclus avec des membres de la famille présidentielle pourraient aujourd'hui jouer des tours aux entreprises françaises.

Difficile, en effet, de s'implanter en Tunisie sous l'ère Ben Ali sans se soumettre au racket quotidiennement pratiqué par le pouvoir. L'exemple de l'ancien partenaire de Bricorama à Tunis est à ce sujet édifiant : associé au neveu du président Ben Ali, Imed Trabelsi, puis évincé par lui, l'homme d'affaire Faouzi Mahbouli a été contraint de s'exiler en France sans que le groupe spécialisé dans le bricolage ne s'y oppose ouvertement. Si aucune ne l'avoue, peu d'entreprises ont pu faire l'économie des

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant