En Tunisie, les agitateurs tolérés par le pouvoir

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Depuis le début de l'année, les islamistes radicaux multiplient les manifestations de rue, les prêches virulents dans les mosquées, les coups de force et les appels au meurtre pour imposer leur loi à Tunis. En toute impunité à chaque fois.

À la faculté de lettres de la Manouba, près de la capitale, de jeunes barbus réclamant l'autorisation du port du niqab en classe arrachent le drapeau tunisien pour hisser à sa place l'étendard noir des salafistes. D'autres s'en prennent à la chaîne Nessma TV après la diffusion du film Persepolis, jugé blasphématoire pour avoir représenté Dieu sous les traits d'un vieillard. En juin, ils mettent en coupe réglée une exposition d'art à La Marsa, près de Tunis. Le dernier incident en date a eu lieu cette semaine à Sidi Bouzid, berceau de la révolution, où un groupuscule «djihadiste» a revendiqué l'attaque d'un bar coupable de vendre de l'alcool.

Prompt à sanctionner les laïcs, Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, fait preuve à l'égard des fondamentalistes d'une indulgence qui consterne le camp moderniste. «Ils me rappellent ma jeunesse», n'a pu s'empêcher de confier Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda.

Les liens tissés entre les islamistes modérés au pou

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