En Tunisie, le pouvoir calme les salafistes

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Le gouvernement a renvoyé dos à dos extrémistes religieux et modernistes.

La crise déclenchée dimanche 10 juin dernier par les salafistes, après avoir menacé pendant une semaine le gouvernement et la stabilité même de la Tunisie, s'est soudainement dénouée à la veille du week-end. Hier, vendredi 15 juin, le face-à-face entre les «barbus» qui sortaient de la mosquée el-Fatah après la grande prière hebdomadaire et les forces de police n'a pas dégénéré. La foule masculine a traversé sans heurt les cordons des forces d'intervention positionnées autour d'un char au milieu de la place de la République, en plein centre de Tunis. Et le rendez-vous, fixé par divers mouvements salafistes sur les hauteurs de la Casbah, n'a pas eu lieu.

«On nous dit de manifester, on manifeste, on nous dit de ne pas manifester, on ne manifeste pas», expliquait benoîtement l'un des rares barbus croisés sur la place des ministères, en haut de la Casbah. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les mouvements salafistes Ansar al Charia et Hizb Ettahrir, comme le pa

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