En Tunisie, la longue plainte des victimes de la corruption

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REPORTAGE - Des commissions sont en place pour défendre les intérêts des personnes spoliées.?

De notre envoyé spécial à Tunis

C'est l'immeuble des pleurs et des espoirs. L'ancien bâtiment de la Banque de l'habitat, datant des années cinquante, proche de l'avenue Mohammed V, est devenu le centre émotionnel de la Tunisie nouvelle. Trois commissions se le partagent: contre la corruption au deuxième étage, pour l'indemnisation des victimes des violences de la révolution au troisième, et au quatrième siège la commission de la réforme politique, qui tente de remplir une page encore blanche.

Des hommes et des femmes de tous âges font la queue. Les victimes de la violence devant la porte principale, celles de la corruption au fond du parking. Ces derniers plaignants sont peu nombreux aujourd'hui, battant la semelle dans le vent et le froid. Parmi eux, un couple franco-tunisien. Ils avaient une entreprise d'informatique et un appartement contigu. Ils n'ont plus rien. «Tout a été saccagé», disent-ils. Par qui? S'ils ont une idée, ils ne la confieront pas. Le vol et la d

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