En Tunisie, la classe politique est déjà usée

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Un an après les premières élections libres, la population s'impatiente.

Triste anniversaire que celui des premières élections libres jamais organisées en Tunisie. Pour souligner que l'Assemblée constituante tunisienne, élue le 23 octobre 2011, a failli à fournir une Constitution et un calendrier électoral au pays dans l'année qui lui était impartie, les députés de l'opposition ont boycotté, mardi matin, les discours de l'exécutif. Le président de la République, celui de l'Assemblée et le premier ministre, représentant la troïka au pouvoir, ont parlé devant des travées seulement occupées par les leurs, au premier rang desquels figurait Rached Ghannouchi, le «guide» d'Ennahda, le parti islamiste qui contrôle la plupart des leviers du pouvoir.

L'Assemblée a repris ses travaux dans l'après-midi. Mais en une année, la classe politique tunisienne a perdu beaucoup de son crédit. Elle ne parvient plus à calmer l'impatience d'une population, durement frappée par...



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