En Syrie, l'armée mexicaine des États-Unis

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Des rebelles syriens participent à une séance d'entraînement dans la ville de Maaret Ikhwan, près d'Idleb, en 2012 (photo d'illustration).     
Des rebelles syriens participent à une séance d'entraînement dans la ville de Maaret Ikhwan, près d'Idleb, en 2012 (photo d'illustration).     

Elles doivent à terme constituer une armée indépendante de 15 000 soldats, dont 5 000 dès cette année. Pour former ces "nouvelles forces syriennes" modérées, les États-Unis n'ont pas lésiné sur les moyens : 500 millions de dollars pour financer un ambitieux programme d'entraînement et d'armement de combattants syriens en Turquie et en Jordanie. Avec un seul et unique objectif : le retour en Syrie pour combattre l'organisation État islamique (EI). Sa formation achevée, la première promotion de 54 combattants, baptisée la Division 30, entre de plain-pied en juillet dans l'enfer syrien. Or, deux mois plus tard, le constat du commandant des forces américaines au Moyen-Orient est sans appel.

Devant le Sénat, le général Lloyd J. Austin a admis le 16 septembre dernier que seuls "quatre ou cinq" rebelles syriens combattaient de manière effective sur le terrain. Un "échec total", une "blague", lui ont rétorqué plusieurs sénateurs républicains. C'est que la première incursion en Syrie de cette armée rebelle "made in USA" a tourné à l'humiliation pour les États-Unis.

La mission s'annonçait pourtant sous les meilleurs auspices. Forte de ses 30 véhicules tout-terrain équipés d'armes et de munitions de fabrication américaine, la Division 30 allait apporter dans la région d'Alep une aide-clé aux forces rebelles modérées, islamistes et kurdes, combattant l'EI. Mais les modérés de Washington ignoraient alors qu'en s'aventurant sur...

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